La pêche artisanale pour l’autonomie et l’indépendance En marge d’un atelier de trois jours, la FPAOI, représentée par les délégations des différents pays membres de la Commission de l’Océan Indien (COI), devra élire un nouveau bureau. A travers ces échanges, les membres de la fédération qui vont établir le bilan financier et moral de l’année 2016, auront à élaborer un budget pour l’année 2019. Pour le représentant de la COI et le secrétaire général adjoint du ministère de la Pêche, cette AG devrait servir de base pour consolider les pêcheurs et la pêche artisanale.
« La Fédération est un espace d’échange, un forum de discussion et un cadre de concertation pour la promotion de la pêche artisanale », annonce le secrétaire générale adjoint (SGA) du ministère de la pêche, Aboubacar Youssouf. Considérée parmi les 5 contributeurs du PIB national des Etats membres de la COI, la pêche représente plus de 150.000 emplois directs essentiellement sur la pêche artisanale. « Il va de soi que la structuration du secteur, d’un point de vue régional, contribue efficacement à la gestion durable de nos ressources et nous permettrait de parler d’une seule voix et lutter contre la pauvreté », précise-t-il. Ce dernier rappelle que les autorités compétentes ont engagé des initiatives pour structurer les organisations de pêche. Il en ressorr à cet effet que les dernières études sur l’état des lieux du secteur de la pêche aux Comores montrent « un effectif de 72 coopératives sur l’ensemble du territoire national avec environ 4000 membres adhérents ». « Nous avons un capital humain de pêcheurs artisans qui aiment leur travail, qui participent à l’économie du pays, mais restent mal organisés », montre-t-il. Pour Aboubacar, les organisations professionnelles et associatives régionales doivent jouer leur rôle, notamment sur la structuration pour qu’il y’ait des « interlocuteurs légitimes et fiables ». D’autre part, le chargé de Mission de la COI, Luc Ralaimarindaza précise que durant cette réunion « importante », les résultats de la première année du programme ‘’SWIOFISH 2’’ seront présentés et qu’il s’agira de discuter des orientations et des perspectives futures pour l’amélioration de la gestion de pêche dans le Sud-Ouest de la région. « La pêche artisanale rapporte près de 100 millions d’euros de la capture totale dans cette région du monde et elle occupe près de 120.000 emplois directs et 300.000 emplois indirects pour 5 pays confondus », rappelle Luc Ralaimarindaza. Même son d’alarme pour ce diplomate de la COI quant à la difficulté du chemin à emprunter. Toutefois, il montre qu’une fondation solide peut faire des pêcheurs des champions. « Nous sommes convaincus que vous avez votre place dans le paysage de la pêche dans la région, bien que le chemin ne soit pas facile et que le parcours n’est pas toujours évident », a-t-il insisté. Le souhait de la COI est de voir cette fédération devenir autonome et indépendante. Raison pour laquelle il rappelle qu'«une bonne gouvernance des pêches ne peut se faire qu’avec votre pleine contribution au secteur. Ce rôle qui est le vôtre est donc votre priorité ».
A.O Yazid
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