Son mandat étant arrivé à terme, Sidi Omdy passe le relais à Bacar Mvoulana élu par 42 sur 50 voix, sans la Meck Moroni qui a claqué la porte. Le vote s’est déroulé dimanche dernier suite à une assemblée générale ordinaire dont le bilan affiche une forte croissance de ses membres. L’Union des Mutuelle d’épargne et de crédit ya Komor a vus ses fonds propres passer à 9 Milliards 27 millions francs comoriens contre 7 Milliards 820 millions en 2017. Pour l'exercice 2018, le Réseau a dégagé un coefficient de solvabilité de 42% (largement au dessus de la norme prescrite de 10%) contre 43% en 2017.
A l'issue d'une assemblée générale annuelle et ordinaire de l'Union des Mecks tenue dimanche dernier à Moroni, Bacar Mvoulana est élu président de ce premier réseau de micro-finance. Il était le seul candidat puisque celui de la Meck Moroni avait désisté avant que son institution n’ait claqué la porte en signe de protestation contre les conditions de l’élection. Ainsi sans la Meck Moroni, Bacar Mvoulana obtient 42 voix sur 50 participants. Il succède Sidy Omar à la présidence du conseil d’administration. Il a été constaté qu'en termes consolidés au 31 décembre 2018, les épargnes mobilisées, se chiffraient à un peu plus de 27 Milliards 900 Millions, pour un encours de crédits évalué à un plus de 23 Milliards 23 Millions.
Par rapport aux membres, il a été révélé que le réseau mutualiste a connu une croissance de chiffrée à un peu plus de 109 Milles adhésions (ou membres) au 31/12/2018 contre 99 Milles membres en 2017. Quant aux fonds propres consolidés fin 2018, ils sont de l'ordre de 9 Milliards 27 millions contre 7 Milliards 820 millions en 2017. Pour l'exercice 2018, le Réseau a dégagé un coefficient de solvabilité de 42% (largement au dessus de la norme prescrite de 10%) contre 43% en 2017.
Dans son discours, le président sortant indique que le Réseau a pu poursuivre sa politique d'inclusion financière et de rapprochement des services aux populations bénéficiaires. Pour lui l'ouverture des services de Ouzioini, Ntsoudjini et Chezani en est la parfaite illustration. « Des avancées importantes ont été enregistrées », annonce-t-il.
Mohamed Youssouf qui parle au nom du président du Comité de surveillance en voyage privé, affirme que durant l’exercice 2018, tous les contrôles ont été sanctionnés par des rapports contenant l’exhaustivité des observations et des recommandations émises. D'après lui, le faible taux de suivi des recommandations des rapports d'audit (qu'ils soient internes ou externes) : Un niveau de priorité est attribué aux recommandations résultant des travaux d'audit, en fonction des incidences. Sur la base des différentes missions d'audit menées, il a été conclu qu'il est indispensable d'améliorer la gouvernance et la gestion des risques des domaines inspectés. Des améliorations doivent être y apportées pour permettre ainsi à l'audit interne d'avoir l'assurance raisonnable que la gouvernance et la gestion des risques sont adaptées et que les contrôles sont efficaces.
Selon lui, il a été constaté que les recommandations adressées aux Meck de base et à la Direction Générale ne sont que partiellement suivies (et parfois non), ce qui dénature la qualité des contrôles. Il regrette qu'aucune sanction ne soit appliquée. Le niveau d'implication des organes délibérants est faible, voire même inexistant pour certaines caisses de base et à la Direction Générale. Toutefois il indique que durant l'exercice 2018, le réseau Meck a poursuivi les activités qui lui sont assignées. Ces activités ont fait l'objet de contrôles par les instances et équipes habilitées, à savoir le comité de surveillance et la direction de l'audit interne de l'U-Meck, conformément à leurs prérogatives en matière de surveillance du réseau.
Ibnou M. Abdou
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