La loi portant transfert de l’ensemble des activités exercées par la Camuc confiées à l'Ocopharma a été adoptée par la majorité des députés au cours d'une séance plénière tenue hier mardi. Un établissement qui assurera les mêmes missions que la défunte Pnac à en croire le ministre de la santé.
Ainsi la centrale d'achat des médicaments essentiels en Union des Comores (Camuc) s'en va tout comme l'a été avant elle, la défunte Pharmacie nationale autonome (Pnac) et dont le gouvernement veut sur ses runes ressusciter un autre établissement, dénommé « Office comorien des produits pharmaceutiques (Ocopharma).
Proposée par le député Tocha Djohar, la loi portant abrogation de la Camuc sera reprise par le gouvernement sous un autre concept. Dans son plaidoyer, Moussa Mahoma ministre de la santé fait savoir que le projet de loi entre dans le cadre du plan quinquennat du gouvernement. « Nous voulons qu'il y ait une structure qui fera la promotion de la recherche, qui assurera la disponibilité et la fabrication des médicaments », a-t-il déclaré, une mission d'après-lui que la Camuc était loin de remplir. Même réaction pour le député Abou Achrafi rapporteur de la commission ayant travaillé sur ce projet de loi.
« Cette loi que nous nous apprêtons à adopter n'a pas vocation à liquider la Camuc dont les responsables ont accompli un travail formidable. Mais nous voulons par contre renforcer ce qui est à renforcer », a indiqué le député Maoulana Charif vice-président de l'assemblée nationale. D'après-lui, le volet industriel de cet établissement public va générer de facto des emplois. Quant à l'autre vice-président Dhoulkamal, il demande au ministre de la santé qu'il y ait une disponibilité des médicaments et une politique pharmaceutique à travers le pays. Il faut noter que c'est dans une atmosphère tendue qu'a été adoptée la loi portant la création de la Camuc.
Des députés d'alors, notamment le député Abdoulfatah de Moroni nord s'était élevé contre ce qu'il appela « la liquidation de la Pnac ». Il fallut attendre l'arrivée de cette législature et l'initiative du député Tocha Djohar pour faire renaître la Pnac sous un autre nom (Ocopharma). Un établissement qui assure désormais les mêmes missions que la défunte Pnac.
Maoulida Mbaé
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YOUSSOUF MOHAMED MBE:
28/06/2017 à 11:24 AM
Je suis tout a fait content de cette decision. maitenant je souhaite que le gouvernement donne la force a cette nouvelle intitution pour qu elle reponde aux taches souhaaitees par le public