Une semaine après l’effondrement de la digue de Hoani, emportant avec elle quatre maisons, aucune solution n’est encore entreprise par l’Etat. Laissés pour compte, les résidents de cette localité sont obligés de tenter à l’enrochement pour tenir encore pour un mois.
Au total quatre maisons ont été emportées par la montée des eaux à Hoani dans la zone du petit port du quartier Gnambo (Hoani). Une situation alarmante pour ses victimes qui ont vu non seulement leur digue de protection démolie mais aussi leurs biens partir en fumée. Jusqu’aujourd’hui, aucune solution n’est encore envisagée par le gouvernent pour la reconstruction de la digue. Laissés pour compte, les résidents de cette localité sont en train de faire un enrochement avec des pierres pour tenir encore un mois. « Nous voulons reconstruire la digue avec une équipe d’expertise, mais malheureusement les moyens sont insuffisants. Nous avons eu une réunion avec le gouverneur de l’ile. Nous avons proposé de gérer pour x temps le petit port dans le but de collecter des fonds afin de reconstruire la digue mais malheureusement cette suggestion a été balayée d’un revers de main par le locataire de Bonovo. À l’heure actuelle, aucune solution n’est entreprise par l’Etat. La communauté est en train de faire une collecte de fonds », confie un des sinistrés, qui a vu sa maison emportée par les eaux. Ce qui est encore pire, les familles sinistrées sont obligées de se débrouiller.
Si cette situation ne préoccupe pas le gouvernement, elle touche néanmoins le parti Ulezi. Dans une déclaration, le premier sectaire du parti Ulezi Natuk Mouzaoir appelle le gouvernement à songer à des investissements dans les meilleurs délais. « Nous, militants et adhérents du parti Ulezi, appelons, par conséquent, le gouvernement comorien à prendre la pleine mesure de la situation singulière de la montée des eaux à Mohéli en général et à Hoani en particulier, ainsi nous lui demandons de songer sans délai à des investissements nécessaires qui s’imposent. Si les digues sont une solution, il y a lieu d’envisager des complémentarités », invite celui qui est scandalisé par les propos du gouverneur de l’ile de Mohéli. « Face à une population en détresse, ces propos sont indignes d’un premier responsable de l’île. Nous sommes un pays insulaire, ces phénomènes relatifs aux remontées des eaux et aux glissements de terrain dans l’arrière-pays sont récurrents et le gouvernement semble insouciant », déplore-t-il.
Andjouza Abouheir
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