La Gazette

des Comores

Aucune structure pour s’occuper des déchets à Mohéli

Aucune structure pour s’occuper des déchets à Mohéli © : HZK-LGDC

Les plages de l'île de Mohéli sont redevenues des véritables dépotoirs d’ordures. Une situation qui ne cesse de dégrader l'environnement et défavorise l'écotourisme. Pourtant, il y'a tout juste une année, une cérémonie du lancement officiel d'un projet de mise en place du mécanisme financier pour le traitement des déchets plastiques a été tenu à Mabahoni (quartier de Fomboni) en présence du chef de l’État Azali Assoumani. Si ce projet avait vu le jour, les plages seraient débarrassées de ces déchets plastiques, un véritable danger pour l’environnement marin.


Partout à Mohéli, les plages situées à proximité des habitations sont devenues les lieux de stockage des ordures de toute sorte. Ces déchets sont soit transportés par les eaux de ruissellement ou de rivière soit ils sont jetés directement par les habitants. Cette situation dévalorise l'écotourisme dans le pays, l'environnement marin et met en danger la santé de la population. L'absence d’un dépotoir dans l’île en est un grand obstacle et parfois décourage les bénévoles qui s'activent pour la propreté des villes et villages de Mohéli.

« Nous avons nettoyé toute l'étendue de la plage de Djoiezi il y a juste un mois. Et maintenant cette plage est devenue insalubre. C’est vraiment décourageant après avoir déployé tant d'efforts » regrette un jeune de Djoiezi. L'agence nationale de traitement des déchets, a cessé ses activités depuis bientôt 3 mois pour des raisons multiples. Mais l’absence d'un site de décharge approprié en fait partie. « On ne peut pas collecter les ordures dans la ville et les jeter par la suite dans la rue à Mbouyou wa madji. C’est honteux et dégradant pour l'île qui se veut paradisiaque » regrette Mourad Ben Abdallah, directeur régional de l’agence nationale de traitement de déchets.

Les associations communautaires qui se débrouillaient avec leurs moyens de bord pour la collecte de ces déchets ménagers dans la capitale, ont arrêté toute activité liée au ramassage pour les mêmes raisons. Les responsables sont en perpétuelle négociation avec les autorités locales pour trouver un site de décharge adapté mais sans aucune solution pérenne. « Nous pensons qu'il n'y aura pas de solution pérenne dans la gestion des ordures ménagers à Fomboni, tant que le gouvernement ne fera pas de gros investissements dans ce volet », pense un citoyen de Fomboni croisé à la place de l'indépendance. 

Riwad

 


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