La Gazette

des Comores

Aurait-on pu sauver Adina Tanchik ?

Aurait-on pu sauver Adina Tanchik ? © : HZK-LGDC

La mort soudaine d’Adinane Taanchik continue de faire parler. Nombreux sont ceux qui regrettent une assistance médicale surgie tardivement dès son admission au centre hospitalier national. Le défunt n'aurait pas reçu assez d’oxygène, ce qui l'aurait emporté fatalement.


Les circonstances de la mort de la légende de la musique comorienne Adinane Taanchik sont très sombres. Ce qui suscite beaucoup d’interrogations concernant sa soudaine disparition. Aujourd’hui certains parlent d'une possible négligence médicale. Le chanteur n’aurait, semble-t-il pas bénéficié à temps d’une assistance en oxygène, ce qui aurait accéléré sa mort. Joint au téléphone, le chargé de communication d'El-Maarouf dément formellement cette hypothèse et affirme que les circonstances de sa mort ne sont pas liées à un manque d'oxygène.

 

« Il n'y a pas de problème d'oxygène à l'hôpital. Nous avons l'approvisionnement nécessaire. Quant à la mort d'Adinane, son dossier médical est là. Le médecin chef de service des urgences fournira les éléments nécessaires pour éclaircir la situation par un communiqué de presse dans un bref délai. Toutefois, l'hôpital envoie ses condoléances à la famille du défunt », avance Mahmoud Abdallah, tout en précisant : « encore hier, une réunion d'échange a été faite entre le directeur générale d'El-Maarouf et le chef des urgences afin d'évaluer le problème et ainsi que des membres de l'hôpital ».

 

De son côté, Idriss Mohamed à travers un hommage à l'artiste à Adina revient sur ce sujet et la question du manque d’oxygène revient. « Il semble en effet qu’Adina n’aurait pas bénéficié des soins appropriés qui l’aurait peut-être sauvé. Comme cela arrive trop souvent, El-Maarouf manquait d’oxygène pour traiter les malades. Amené aux urgences suite à une crise, Adina qui souffrait d’insuffisance respiratoire, est décédé en quelques heures. Il n’y avait pas d’oxygène pour l’intuber. Les praticiens ont procédé à des massages cardiaques en vain », avance le blogueur, ce que ne dément pas sa fille auprès de nos confrères à Alwatwan. En tout cas, le ministère de la santé, a reçu le rapport médical et des décisions vont être prises. En attendant, une enquête médicale administrative et une contre-enquête sont déjà engagées.

 

Andjouza Abouheir

 

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.