Pour la lutte contre les viols et agressions sur les mineurs et les enfants, devenus monnaie courante, une nouvelle association vient d’être créée. Petit z’anges c’est son nom et se donne pour mission de mener un grand combat de sensibilisation jusqu’au fond des régions les plus reculées des trois îles.
La lutte contre les violences sexuelles faites aux enfants est un combat de tous. Raison pour laquelle, des associations ne cessent de naitre pour cette cause. Et c’est devant la presse que la dernière-née d’entre elles, Petit Z’anges, a annoncé son entrée dans l’arène pour mener un combat sans merci contre ce fléau qui est devenu monnaie courante dans le pays ces derniers mois.
Hissani M’sahazi Rassoul, présidente de ladite association, et son équipe, expliquent que leur mission principale se base sur la sensibilisation. « Nous nous associons aux autres associations dans ce combat mais ce qui nous différencie d’elles, c’est qu’elles interviennent après les faits accomplis. Nous, nous allons sensibiliser dans les différentes structures, être au plus près de la population et attirer l’attention de ces jeunes victimes », détaille la présidente qui, en réalité, viendra rejoindre sur le pont des plateformes comme Mwana tsi wa mdzima ou encore Hifadwi, qui, avec les moyens du bord, sillonnent les quatre coins du pays pour sensibiliser contre ces agressions.
Petit z’anges note qu’il y a des cas de viols et d’agression qui se font dans les régions lointaines et qui n’arrivent pas jusqu’à Moroni. Ainsi, « notre mission sera d’aller auprès de ces enfants et de leur expliquer qu’ils ne doivent pas se taire », poursuit la présidente. Pour y parvenir, l’association cible les milieux scolaires pour toucher les concernés. « Nous voulons qu’avec les enseignants, nous fassions le travail ensemble », soutient Ali Abdallah Ahamed, avocat au barreau de Moroni et vice-président de ladite association.
Pour ce qui est des jugements et des moyens à y mettre, l’association promet de toujours se constituer en partie civile pour défendre les causes des victimes. Pour ce qui est de nos mentalités qui consistent à vouloir à tout prix étouffer une affaire d’agression sous peine de « déshonorer » le village, le bureau de la nouvelle association se dit conscient que cela complique les combats et espère que la justice transcendera ces barrières sociales.
Andjouza Abouheir
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