Partie de zéro franc, c’est avec le soutien de sa famille qu’elle a pu ouvrir son entreprise des fleurs. Jeune et ambitieuse, Soibira Ahamada Ibrahim, titulaire d’une licence en agriculture, veut inciter les autres femmes à oser entreprendre.
Avec une licence en agriculture, Soibira Ahamada Ibrahim met la main à la pâte pour contribuer à un environnement sain. Consciente de la difficulté et de la rareté des ressources humaines dans le domaine fleuriste au pays, elle s’est engagée corps et âme pour donner vie à la terre à travers des plantations des roses, hibiscus, pervenche, dahlia, hortensia, amaryllis, alpinia, camélia, géranium, zinnia, muflier.
Un tas de variétés que par la suite elle fait fabriquer ses propres bouquets selon les recommandations de ses clients. Entrepreneure, la jeune femme livre bataille avec détermination : « J’ai compris qu’entreprendre me permet de contribuer directement dans la construction de ce pays, mais aussi j’aime l’autonomie. J’ai toujours rêvé être mon propre chef surtout dans un pays où les portes de la fonction publique sont verrouillées », nous confie-t-elle.
Planter des fleurs pour cette licenciée en agriculture est un « héritage » qu’elle appelle affectueusement « les pas de papa ». Le chômage prend du terrain dans le pays mais cela n’effraie pas la jeune femme pour qui entreprendre est une conviction. « Depuis mon bas âge, je m’interrogeais sur le pourquoi les Comores n’arrivent pas à avoir une autosuffisance alimentaire malgré notre terre fertile. Partir de zéro franc est difficile mais comme la vie enseigne toujours que c’est dans le dur labeur qu’on savoure le coup de la patience. Bien évidemment, le travail ne prime pas, tout dépend de la demande », poursuit celle qui, en seulement une journée, peut récolter jusqu’à 50 pépinières.
Aujourd’hui, les scientifiques et des environnementalistes font des tables rondes, des réunions et des séminaires pour un environnement et la lutte pour la protection de l’économie verte. Ce qui semble donner l’élan à la jeune femme qui dit en faire « le point fort » de son travail : « Travailler dans ce domaine me permet d’apporter des éléments de réponses à mes interrogations et c’est pour un environnement sain que je me suis engagée ». A part cette engagement, elle a déjà eu à exposer ses pépites des fleurs dans de nombreux événements et profite de l’occasion pour envoyer un message fort : « Faire comprendre aux femmes comme moi que c’est dans cette lignée qu’on doit retracer nos chemins, oser entreprendre».
Encadré
Originaire d'Iconi dans le Bambao, âgée de 31 ans, Soibira Ahamada Ibrahim a obtenu son baccalauréat littéraire en 2014. Ambitieuse comme elle est, avec son BTS en agriculture, délivré par le centre national d'horticole (CNH), elle devient en 2017 pépinière, fleuriste paysagiste et elle créa son entreprise.
Andjouza Abouheir
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