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des Comores

Azali au Forum de la Paix « Des esclaves Makua et de leurs descendants aux Comores » pour enrichir la bibliothèque du Forum de Paris sur la Paix

Azali au Forum de la Paix « Des esclaves Makua et de leurs descendants aux Comores » pour enrichir la bibliothèque du Forum de Paris sur la Paix © : HZK-LGDC

Le président Azali Assoumani a dirigé le Panel « construire une infrastructure résistante aux catastrophes » en marge du forum de la Paix qui s’est tenu à Paris du 12 au 13 novembre. Le de la République a saisi cette occasion pour choisir le livre d’Ibouroi Ali Toibibou pour enrichir la bibliothèque du Forum de Paris sur la Paix.


Mardi dernier, le président de la République Azali Assoumani a présidé, au Forum de la Paix à Paris, dans l’espace Débat à la Grande Halle de la Villette, le panel «Résister aux éléments : construire une infrastructure résistante aux catastrophes à l’ère du changement climatique». Organisé dans le cadre de cette deuxième édition du prestigieux Forum de Paris pour la Paix, ce panel était une opportunité de réfléchir sur la construction d’infrastructures résilientes au risque climatique.

 

« Selon les études disponibles, 75% des infrastructures urbaines de 2050 restent à construire. L’opportunité existe alors, d’intégrer les nouveaux principes dans la conception de nos infrastructures, tout comme l’adaptation des infrastructures sur le terrain entrepreneurial pour adapter les infrastructures et leurs usages au changement climatique, déclare le président de la République. Toutefois, compte tenu de l’ampleur de l’investissement nécessaire, l’action concertée au niveau international, s’avère déterminante. C’est pourquoi, nous saluons l’initiative lancée par l’Inde et le Bureau des Nations Unies pour la Réduction des Risques, du lancement de la coalition pour des Infrastructures résilientes aux catastrophes ».

 

En marge de ce forum, le président de la République a choisi de remettre au Forum de Paris sur la Paix les deux tomes de l’œuvre d’Ibouroi Ali Toibibou, « Des esclaves Makua et de leurs descendants aux Comores », en guise de contribution pour la paix dans le monde. Le Président explique son choix par le fait que la restitution de l’histoire, d’un pan entier jusqu’ici volontairement effacé, contribue à apaiser et réconcilier les communautés en cultivant le devoir de mémoire, l’obligation morale de se souvenir. « Le Livre, thèse de doctorat de l’auteur, démontre que le premier peuplement des Comores remonte au premier millénaire avant Jésus Christ et a connu l'esclavage avant que la traite et la colonisation française ne commencent », montre le président Azali Assoumani.

 

L'esclavage va connaître aux Comores, selon Ibouroi Ali Toibibou, une croissance fulgurante avec le phénomène de la traite et l'histoire coloniale. De nombreux Mozambicains sont déversés dans les îles : les uns pour répondre aux besoins des bras dans l'économie agricole coloniale basée sur la culture des produits de rente ; les autres pour partir par la suite dans d'autres pays, et plus particulièrement l'île de La Réunion.

 

Dans son résumé, il raconte que les Africains d'origine mozambicaine sont connus aux Comores sous le nom de Makua. Après un survol rapide de d'histoire générale de l'esclavage aux Comores, la thèse se penche spécifiquement sur la traite de Makua pendant une période précise d'un siècle : 1870 à 1970. L'analyse aborde successivement les aspects liés à la route, les perceptions, l'occupation des espaces, l'intégration et l'apport de Makua. Pour l’auteur, l'abolition officielle de l'esclavagisme était diversement appréciée à l'image actuelle du pays dont les séquelles de cette histoire douloureuse sont toujours visibles jusqu'à enfanter ce que l'on appelle communément l'esclavage moderne.

 

Nassuf Ben Amad

 


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