L’assemblée générale de l’association des guides nationaux s’est tenue le vendredi 12 juin 2020 à l’Office National du Tourisme. Azali Said Ahmed, plus connu sous le patronyme « d’Azali sans pouvoir » a été élu comme président de cette association des guides à vocation nationale.
Rappelons que M. Azali Said Ahmed est un agent de développement touristique, consultant et expert en tourisme et écotourisme, chercheur sur le patrimoine tangible et intangible, planificateur et concepteur de tourisme, formateur et directeur de la communication auprès de la maison de l’écotourisme, rédacteur des projet relatifs aux quatre composantes du tourisme à savoir : la restauration, le transport, l’hôtellerie et l’animation touristique. Bref, c’est un homme aux multiples casquettes dans le secteur du tourisme dans les îles de la lune.
A l’issue de cette élection, Azali a tenu à remercier les membres de cette association qui lui ont fait confiance en le désignant pour assumer cette lourde responsabilité. Il a tenu aussi à rappeler que le métier de guide est le premier intermédiaire entre l’international et notre pays. Azali a promis aux membres de lutter pour rehausser l’image du tourisme et du patrimoine national. Il est parmi les fondateurs du premier institut d’anglais aux Comores, l’Institute of Management Technology (IMT).
Comme nous le savons, cette élection s’est tenue dans le contexte de la pandémie de la Covid-19 où le secteur touristique est durement impacté dans toutes ses composantes. Aussi, la nouvelle équipe des guides compte mettre l’accent sur le tourisme intérieur et l’événementiel pour permettre au secteur de garder la tête hors de l’eau dans cette phase cruciale.
Et surtout, donner la priorité aux projets villageois car il convient de toujours le rappeler : la plupart du temps ceux qui tirent les dividendes en aval sont aussi ceux qui les tirent en amont. Pour lui, le patrimoine naturel et culturel doit être valorisé par le développement d’un écotourisme maîtrisé. Les revenus et les conditions de vie des populations locales doivent être améliorés grâce aux retombées directes et indirectes de ce tourisme intérieur.
Pour dégager ce créneau, il faudrait développer un écotourisme prenant en compte la spécificité et la sensibilité des écosystèmes de notre pays et par la production d’un schéma d’aménagement touristique destiné à fixer les sites de développement touristique, à la fois pour ce qui concerne la localisation des hôtels, des équipements touristique légers et en favorisant les investissements privés dans ce secteur et en assurant à l’extérieur une information ciblée et adéquate des atouts naturels et culturels du pays.
Azali est connu pour être un pionnier dans le secteur touristique. Cette nouvelle responsabilité devrait lui permettre de booster quelque peu ce secteur vers la clientèle locale. Miser sur le tout écotourisme nécessite de déployer des trésors d’ingéniosités que nous sommes loin d’avoir acquis. Aussi, la nécessité d’un renforcement des capacités des acteurs est primordiale car le développement économique du secteur dépend aussi de la bonne image que nous donnerons de la protection de notre environnement.
Mmagaza
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