En visite, aux Comores, le commissaire aux affaires politiques, paix et sécurité de l’Union Africaine Bankole Adeoye a rencontré les délégués des partis politiques comoriens. À l’approche des scrutins de 2024, ces derniers ont tous exposé leurs préoccupations et doléances et appellent à des élections transparentes, libres, démocratiques et surtout dans un climat apaisé.
De passage à Moroni la semaine dernière dans le cadre du forum de l’Union Africaine sur la participation des jeunes aux affaires politiques et publiques, l’ambassadeur Bankole Andeoye, commissaire aux affaires politiques, paix et sécurité de l’Union Africaine a rencontré jeudi 20 juillet les délégués des différents partis politiques du pays. Cette réunion a vu la présence du Comred, du G10, du Front commun élargi, etc.
Rencontré après la réunion, l’ancien gouverneur de Ngazidja, Mohamed Abdoulwahab est revenu sur les différentes revendications exposées au chef de l’Etat. Le premier sujet concerne la création d’une structure indépendante pour superviser le prochain scrutin pour des élections crédibles, transparentes, libres surtout apaisées, c’est ce qui a été fait avec la mise en place du cadre de concertation, selon lui. En outre, il a été suggéré la mise en place d’un mécanisme comme celui du 2006. « Nous demandons que les militaires restent dans leurs casernes et que les élections soient l’affaire des citoyens. Pareillement, nous avons fait le constat d’un débordement dans le cas du recensement et nous comptons apporter des corrections. Nous veillerons à ce que le collège électoral soit convoqué sur la base d’une liste véridique. L’essentiel est de parvenir à organiser des élections libres, transparentes et inclusives, tel est le souhait de tout le monde », avance-t-il.
Le secrétaire général du Front commun élargi Ahmed Hassane Elbarwane fait savoir en tant que principal groupement de l’opposition que cette réunion est l’occasion de discuter et de faire part des problèmes que le pays traverse. « Nous avons essayé de les informer d’une manière véridique de nos préoccupations qui se greffent autour de notre activité politique. Nous avons indiqué notre positionnement par rapport aux circonstances électorales. Toutes les structures de gestion électorales sont hermétiques. On nous a mis hors jeu, on ne peut même pas être candidat. Toutes les conditions ne sont pas réunies. Ce qu’il faut comprendre c’est que nous avons le droit de nous exprimer », lance-t-il, avant de préciser que « toutes les structures en charge de la gestion des élections ne sont ni légales, ni objectives, et encore moins démocratiques. Tous les membres du cadre légal de concertation, ceux de la commission électorale nationale indépendante et les juges de la cour suprême sont tous nommés par Azali. Comment avoir confiance ».
Interrogé par la presse, l’ambassadeur Bankole Adeoye explique que sa présence aux Comores a un but ultime, celui de renforcer les capacités des jeunes et des femmes dans le pays. « Nous avons profité de cette opportunité pour engager les différentes parties prenantes concernant la préparation des prochaines élections y compris l’opposition de ce pays pour mieux préparer les échéances », souligne-t-il, avant d’ajouter que « nous avons pris note de tous les efforts du chef de l’Etat. Nous saluons les initiatives, qui il est en train d’installer et nous l’encourageons également à prendre plus d’initiatives pour assoir la démocratie dans le pays. Nous appelons tous les partis politiques y compris l’opposition à prioriser l’intérêt commun des Comores. Nous avons pris note de leurs préoccupations avec l’approbation du président de la commission de l’Union Africaine. On va envoyer une équipe technique aux Comores dans quelques semaines pour aider dans le processus de préparation des élections, pour qu’elles soient crédibles, libres, transparentes, stables et pacifiques ».
Andjouza Abouheir
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