La Gazette

des Comores

Barakani a signé un accord de gestion des ressources halieutiques

Barakani a signé un accord de gestion des ressources halieutiques © : HZK-LGDC

Dans le village de Barakani dans la commune de Moimbao à Mohéli, un accord pour la gestion des espaces marines a été signé ce lundi. Il avait réuni les pêcheurs de la commune, les responsables de la pêche, ainsi que les responsables du Parc National de Mohéli. C'est dans le cadre du projet «Reeffish» financé par le Japon à hauteur de 4400 millions de dollars visant à appuyer le secteur de la pêche dans 5 pays de l’Océan Indien, y compris les Comores.


Les pêcheurs du village de Hamba, Barakani et Miringoni, les responsables de la direction nationale de la pêche, le Parc national de Mohéli, le maire de la commune de Moimbao et des représentants du FAO se sont réunis lundi dernier à Barakani pour la signature d'un protocole d'accord sur la gestion des ressources halieutiques, mais aussi des zones littoral de l'espace marine de la commune de Moimbao.

Désormais toute activité qui détruit l'environnement est interdite sur le plateau récifal allant de Miringoni jusqu'à Hamba. Cet accord entre dans le cadre du projet «Reeffish» financé par le Japon à hauteur de 4400 millions de dollars visant à appuyer le secteur de la pêche dans 5 pays de l’Océan Indien dont les Seychelles, Madagascar, Maurice, et les Comores. Un projet géré par le ministère en charge de la Pêche et l’unité-pays de l’Organisation des Nations-unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao). L'objectif est de réduire sinon stopper la pêche illicite dans l'océan Indien. « À partir d'aujourd'hui ceux qui iront à l'encontre de cet accord de gestion aura des sanctions très sévères car toutes les instances sont sensibilisées. Une amande de 250 000 francs comoriens est fixée contre celui qui utilisera des filets de pêche et jusqu'à 500 000 francs comoriens pour ceux qui utiliseront des engins explosifs », avertit le directeur régional de la pêche Fahad Hamdane.

Aux Comores, huit localités vont bénéficier de ce projet. A Mohéli ce sont les villages de Barakani, Hamba et Miringoni qui sont retenus.  « L'importance ce n'est pas de sanctionner les destructeurs de l'environnement mais de leur faire comprendre que la surpêche a des effets néfastes pour le maintien de l'équilibre écologique marin » explique Fahad Hamdane. Les techniciens de ce domaine maintiennent que la politique sectorielle de la pêche met beaucoup l’accent sur la modernisation. Certains projets ont presque favorisé les secteurs mais tant de défis restent à relever. « Des dispositifs de concentration des poissons (Dcp) qui attirent les poissons seront placés au large de ces villages pour fructifier les activités quotidiennes des pêcheurs » a souligné Saïd Ahamada Madi, président des pêcheurs de la commune de Moimbao, qui se réjouit de ce projet.

Riwad

 


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