Après la proclamation des résultats du premier groupe, les élèves sont appelés aux épreuves orales du deuxième groupe qui s’ouvrent ce mardi 11 août sur l’ensemble du territoire. Sur les 12 000 candidats ayant composé, près de 3 000 élèves ont été repêchés, soit environ un quart des effectifs.
Les résultats du BEPC 2026 révèlent une fracture nette entre les îles. Mwali s’impose avec un taux d’admission de 50,44%, loin devant Ndzouani (40,85%) et Ngazidja, avec 32,21%. Une comparaison qui interroge sur l’équité et l’efficacité du système éducatif. À Mwali, sur 1 021 candidats, 515 ont décroché directement leur brevet. Fomboni concentre l’essentiel des réussites (368 admis), tandis que Wanani et Nyumashuwa ferment la marche. Si l’on ajoute les 385 candidats autorisés au second groupe, l’île pourrait culminer à 83,25 % de réussite. Ici la dynamique se poursuit : 385 élèves, soit 32,81% des candidats, sont et se présentent aux épreuves du deuxième groupe.
À Ndzouani, 1 945 admis sur 4 761 candidats placent l’île en deuxième position. Les sous-centres affichent des performances contrastées : Bandrani (58,17%) et Sima (53,74%) dominent, tandis que Bazimini s’effondre à 31,58%. Ndzouani devance Ngazidja de près de neuf points en pourcentage, confirmant une dynamique évolutive. Pour le deuxième groupe, 909 candidats ont été autorisés, représentant 19,09% des effectifs. Ngazidja, en revanche, l’île reste à la traîne parmi les 3 îles. Ayant le chiffre le plus élevé en volume, mais avec un faible taux d’admission. 1 992 candidats admis soit 32,21%, Ngazidja, en crise, envoie 1 764 candidats au deuxième groupe, soit 28,52% des élèves présents.
Au total, la session 2026 du BEPC met en lumière une réalité, les résultats nationaux laissent comprendre des inégalités. 4 452 candidats ont été admis directement : 515 à Mwali (50,44%), 1 945 à Ndzouani (40,85%) et 1 992 à Ngazidja (32,21%). À ces chiffres s’ajoutent près de 3 058 autorisés au deuxième groupe : 385 à Mwali, 909 à Ndzouani et 1 764 à Ngazidja. Les premières statistiques montrent aussi que les filles y réussissent mieux que les garçons (38,58% contre 30,29%).
Aticki Ahmed Ismael
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