Malgré son statut de bureaucrate, Bianrif Yssouf a pris l'initiative de développer le secteur agricole à Mohéli pour lutter contre la famine. Cet homme âgé de 59 ans n’est autre que le père du jeune entrepreneur agricole Fayçal Bianrif et le patron des restaurants Maecha Bora. Il s’est confié à La Gazette des Comores/hzk presse.
Bianrif Yssouf Mdjassiri, s’est lancé dans l’agriculture depuis qu'il était en classe de sixième donc plus jeune que ses fils aujourd’hui. Cet ex-directeur régional de la SONELEC, actuellement chargé de communication dans cette société, fait de l'agriculture son cheval de bataille. Il est l'un des premiers producteurs de produits vivriers et maraîchers à Moheli.
Avec un champ de près de 6 ha, sis à Hairaha tout près de son village natal de Bangoma et avec l'appui financier du projet de Fonds vert pour le climat, il a bénéficié des travaux de construction d'un bassin de 40 mètres cube. Le but c'est de faciliter les travaux dans son champ. Pour cet homme dévoué à la lutte contre la famine dans le pays, le grenier des Comores ne doit pas seulement être un slogan.
« J'ai dépensé plus d'un million huit cent milles francs comoriens pour cultiver ces quelques 6ha afin d'intensifier mais surtout diversifier mes produits vivriers. Je me suis focalisé dans la production du manioc, de la patate et de la banane. Mais cela ne m'empêche pas de planter d'autres produits tel que les papayes et autres » s’explique Bianrif Yssouf.
Cette année, ce père infatigable qui a su inculquer à ses enfants Fayçal et Fadhel, la notion d’entreprenariat, a planté plus de 6000 pieds de manioc, 12000 pieds de banane et de patate. Toutefois il n’est pas épargné par les impacts du changement climatique dans ses activités.
« Sur les 6000 pieds de manioc plantés, 4000 n'ont pas poussé à cause de la sécheresse, les patates ont du mal à pousser. Heureusement que maintenant où il commence à pleuvoir, je peux entretenir le peu qui pourrait être sauvé » regrette-t-il avant d'ajouter « et heureusement que les bananes résistent ».
Pour ce grand agriculteur, intensifier les produits vivriers dans l'île, nécessite des plantes capables de résister à la sècheresse. Et malgré ces difficultés d'ordre climatique, Bianrif Yssouf continue à conseiller les jeunes de s'investir dans l'agriculture car elle est rentable.
Riwad
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