La première session de l’Organe subsidiaire chargé de l’article 8(j) et des dispositions relatives aux peuples autochtones et aux communautés locales (SB8J-1) s’est achevée le 30 octobre sur une note positive, avec un engagement réaffirmé des Parties à renforcer la place des savoirs traditionnels et des droits des peuples autochtones dans la gouvernance mondiale de la biodiversité.
Pendant plusieurs jours, représentants des gouvernements, leaders autochtones, experts et organisations de la société civile ont débattu de l’avenir de l’article 8(j) de la Convention sur la diversité biologique (CDB), qui reconnaît le rôle essentiel des peuples autochtones et des communautés locales (PACL) dans la protection de la biodiversité. Au cœur des échanges, il était question de la participation directe et équitable des PACL aux processus décisionnels, de la protection et la transmission des savoirs traditionnels, de la reconnaissance des droits collectifs, de l’intégration d’une approche fondée sur les droits humains dans la mise en œuvre du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal et des questions liées à l’accès et au partage des avantages (APA), notamment lorsque les ressources génétiques et les savoirs traditionnels sont utilisés.
La session a permis d’adopter des recommandations importantes qui seront soumises à la prochaine Conférence des Parties (COP) l’année prochaine à Erevan en Arménie et dont l’objectif est de renforcer la coopération, la justice sociale et l’équité dans les politiques de conservation. La secrétaire exécutive de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB), Astrid Schomaker, a souligné que « ce n’est que le début du voyage », qui mènera à Erevan, en Arménie, pour la COP 17, notant qu’« il nous reste encore des montagnes à gravir pour que la pleine promesse de la SB8j devienne une réalité pour notre Convention ». Cette première édition du SB8J-1 est considérée comme une avancée majeure. Elle pose les bases d’un nouveau chapitre : celui d’une gouvernance de la biodiversité plus inclusive, où les peuples autochtones et les communautés locales qui sont les gardiens historiques des terres, forêts et ressources naturelles sont reconnus comme des acteurs clés et des partenaires stratégiques, et non plus comme simples parties prenantes consultées.
Par ailleurs, les représentants de groupes régionaux et autres ont notamment souligné l'importance d'un financement adéquat, prévisible et accessible, du renforcement des capacités et de la coopération technologique. Ils ont également insisté sur le droit à l'autodétermination, ainsi que sur la nécessité d'une participation inclusive et sensible au genre. Il a été admis que cette première session marque un tournant pour les peuples autochtones et communautés locales.
Mmagaza
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