La Gazette

des Comores

Blocage des inscriptions à Campus France : Une situation qui indigne les parents d’élèves

Blocage des inscriptions à Campus France :  Une situation qui indigne les parents d’élèves © : HZK-LGDC

Le 9 décembre 2024, certains élèves se sont vu refuser la possibilité de poursuivre leur processus d’inscription à Campus France. Le directeur adjoint a déclaré qu’il ne leur accorderait pas de rendez-vous, prétextant qu’une revendication relayée dans les médias avait déplu à sa hiérarchie.


Lorsqu’un responsable de Campus France empêche des élèves d’entrer dans le bâtiment, cela ne passe pas inaperçu. Cette situation a suscité la colère des parents d’élèves souhaitant obtenir un rendez-vous pour une inscription en France. Selon le collectif des parents d’étudiants du parcours Campus France Comores, « l’arbitraire ne devrait pas avoir sa place au sein d’un organisme tel que Campus France Comores ! À moins que nous soyons encore en colonie, et dans ce cas, permettez-nous de réclamer notre indépendance culturelle, sociale et politique. »

« Vous pouvez aller où vous voudrez, je ne vous donnerai pas de rendez-vous ! » s’est exclamé le directeur adjoint du Campus devant les étudiants, invoquant à nouveau le désaccord de sa hiérarchie suite à une revendication médiatisée. « Nous ne pouvons tolérer que nos enfants soient victimes de partialité et de favoritisme exercés par le directeur adjoint et sa collaboratrice. Cette dernière se permet de terroriser nos enfants pour l’octroi d’un simple rendez-vous, arguant qu’elle détient leur avenir entre ses mains », dénonce le collectif.

Toujours selon eux, « Campus France n’est pas une tour d’ivoire. Son rôle est de contribuer à attirer les meilleurs profils étudiants souhaitant étudier en France. Mais, à la place, le clientélisme et le favoritisme y règnent en maître. De surcroît, des rendez-vous fictifs sont accordés par le directeur adjoint et son équipe dans le seul but de calmer les tensions, alors que cela ne sert en réalité à rien. » Le collectif ajoute : « Il faut savoir que Campus France n’est qu’une victime collatérale des décisions des services consulaires. En effet, seul le consulat de France a la responsabilité d’accorder ou de suspendre les rendez-vous étudiants. Et, pour des raisons de quota, il a choisi de suspendre les rendez-vous pendant plusieurs semaines, condamnant ainsi plusieurs centaines d’étudiants comoriens à interrompre leur processus d’inscription. »

Se préoccupant du sort des étudiants, le collectif conclut : « Nous apprécions la culture française, mais les actes isolés de certaines personnes abusant de leur pouvoir risquent de provoquer une situation incontrôlable et sans précédent devant Campus France. » Les parents d’étudiants inscrits au parcours Campus France refusent de tolérer que leurs enfants soient maltraités et menacés verbalement. « Suite à une conciliation, le consulat a accepté de rétablir les rendez-vous, mais il sera impossible d’obtenir les visas dans les délais. Compte tenu des dates octroyées et du délai de traitement des dossiers, les étudiants ne pourront pas respecter la date limite d’arrivée imposée par les établissements scolaires (17 décembre 2024). Quelle solution permettra de respecter ce délai d’arrivée ? », s’interrogent-ils.

MY

 

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.