Les sapeurs-pompiers de la Direction Générale de la Sécurité Civile (DGSC) peinent à intervenir efficacement en cas d’incendie. En cause, le manque criant de moyens, notamment de camions incendie opérationnels. La majorité de ces véhicules sont aujourd’hui vétustes et hors service, compromettant gravement la capacité d’intervention des soldats du feu. Malgré les nombreuses sollicitations adressées au gouvernement, via le ministère de l’Intérieur, aucune réponse concrète n’a encore été donnée. Une situation qui met à mal la mission des pompiers, comme l’a confirmé un cadre de la DGSC.
« Il est évident que nous n’arrivons pas à maîtriser les feux récemment faute de moyens. Les camions que nous possédons sont vétustes et hors service. Nous avons déjà plaidé auprès du gouvernement, mais nous sommes toujours en attente d'une réponse », a-t-il confié. Ces derniers mois, plusieurs incendies survenus dans la capitale ont ravagé des bâtiments et des habitations. Les pompiers, malgré leur engagement, n’ont pas pu contenir les flammes à temps, faute d’équipements adéquats. « Nous peinons à accomplir notre devoir dans de telles conditions. Comment assurer la sécurité de la population sans les moyens nécessaires ? », s’interroge notre interlocuteur.
Par ailleurs, la caserne dispose d’une grande citerne de stockage d’eau, ce qui pourrait constituer un atout important pour les interventions. Cependant, l’absence d’une machine de désalinisation empêche l’utilisation de l’eau de mer disponible à proximité. « Nous avons une grande citerne de stockage à la caserne. Cela nous éviterait d’aller jusqu’à Vouvouni pour recharger nos camions. Mais il nous manque une machine de désalinisation pour transformer l’eau de mer en eau saumâtre, ce qui réduirait considérablement les délais d’intervention », explique le cadre JOINT par nos soins. Il reconnaît par ailleurs le manque d’efficacité actuel des pompiers, mais pointe du doigt la responsabilité des autorités.
« On ne peut pas intervenir efficacement sans les outils adaptés. Un simple camion VCR de 1000 litres ne suffit pas. Une fois l’eau épuisée, nous devons faire appel à des camions privés ou les réquisitionner, ce qui devient compliqué en soirée, car à Vouvouni, plus personne ne travaille après 18h », déplore-t-il. Face à cette situation critique, il lance un appel pressant au gouvernement et à ses partenaires pour qu’une solution soit rapidement trouvée. La sécurité civile a un besoin urgent de camions incendie fonctionnels et d’une machine de désalinisation afin d’assurer pleinement sa mission de protection de la population.
Nassuf Ben Amad
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