Les résultats enregistrés après 5 jours de campagne de vaccination contre le choléra dans l'île de Mohéli sont loin d'être satisfaisants. Sur 57 000 personnes ciblées pour recevoir leur dose du vaccin, seulement 22800 l’ont reçu, soit un taux de 40%. La coordination en charge de lutte contre cette épidémie a donc lancé une 2è cohorte espérant atteindre leur objectif dans un délai de 10 jours accordé par le ministère de la santé.
Après 5 jours de campagne de vaccination contre le choléra, la direction de la santé à Mohéli à travers la coordination de lutte contre cette épidémie avait réuni samedi dernier à la direction régionale de la santé les instances régionales impliquées dans cette campagne. L'objectif était de faire d'abord le bilan pour prendre d’autres mesures permettant d’améliorer la couverture vaccinale. Selon Dr Hassanaly Abdoul-Anziz, les résultats obtenus sur le terrain ne sont pas encourageants. Sur 57 000 personnes ciblées pour recevoir leur dose d'Euvichol, seulement 22 800 personnes ont pu être vaccinées, soit un pourcentage de 40%. Ce qui est très loin d'atteindre les objectifs fixés par le ministère de la santé dans la lutte contre cette épidémie.
Pour rattraper ce retard, le compte à rebours est lancé depuis le lundi 01 juillet pour une période de 10 jours afin d'espérer toucher plus de personnes. Les élus communaux, les chefs de villages, les mères ainsi que les pères leaders, les agents du Croissant rouge comorien au niveau de Mohéli et les journalistes sont tous appelés à sensibiliser une fois de plus la population pour un changement positif. Durant cette période des vacances scolaires caractérisée par les festivités de mariages, les risques du déclanchement d'une nouvelle vague de cette épidémie est à craindre selon les spécialistes. C’est pour cette raison que la sensibilisation s’impose pour que chacun puisse se prémunir contre cette maladie mortelle.
Pour ce deuxième passage, les équipes déployées sur le terrain multiplient les efforts pour pouvoir atteindre 75% de la population ciblée. A Fomboni, la gendarmerie nationale a pris l'initiative de contrôler chaque personne qui n'a pas pris sa dose de se faire vacciner pour les mêmes objectifs, comme à l’époque de la Covid-19. Une mesure qui ne fait pas l’unanimité au sein de la population.
Riwad
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC