La Gazette

des Comores

Caritas a recensé 1237 de cas de brulures de 2017 à 2019 

Caritas a recensé 1237 de cas de brulures de 2017 à 2019  © : HZK-LGDC

Dans sa lutte contre les brulés et les maladies chroniques non transmissibles, Caritas Comores a organisé une journée de sensibilisation samedi dernier à Moroni. Sur les cas de brûlure, le centre de santé révèle 1237 de cas de brûlure de 2016 à 2019 soit 43 cas par mois à Ngazidja.


« Accident des brulures domestiques, un problème de santé publique », tel est le thème débattu samedi dernier dans un atelier de réflexion organisé par les services Caritas. Lors de cette rencontre, il était question d’apporter des éclaircissements liés à la question des brûlures, la prévention et la sensibilisation de la population. Préfets et maires de différentes régions de Ngazidja ainsi que le corps médical à savoir les majors de services brulures ont tous appelé les citoyens à faire attention dans leur quotidien dans les maisons. « On a fait cette réunion pour sensibiliser la population sur les cas de brûlures domestiques et lui inculquer les bonnes pratiques pour une alimentation saine afin d’éviter les maladies chroniques non transmissibles », avance Laila Mohamed, la représentante du secrétaire exécutif de Caritas Comores.

2017 à 2019, les services Caritas ont enregistrés 1237 de cas de brulures, soit une moyenne  de 43 cas mensuel. Face à cette situation, le service a mis en place un projet visant à renforcer la qualité par la prise en charge de brulés. Un projet qui bénéficie d’un appui du ministère de la santé et financé par l’Agence Française de Développement (AFD) à travers le projet (Pasco3). « Les brûlures et les maladies chroniques non transmissibles font partie des engagements de Caritas », poursuit-elle. Sur les cas des brûlures, Caritas Comores assure une prise en charge en moyenne des brulés et des soins jusqu’en phase finale de la guérison. Pour ce faire,  un bloc a été ouvert en faveur de ces derniers.

De 2016 jusqu’aujourd’hui, les personnes les plus touchées sont les enfants de 0 à 5 ans, soit par des bouillonnements ou des bougies. À ce stade, la Caritas invite les parents à prendre leurs responsabilités. Soudjayi Mohamed, chef de projet a fait le point sur les soins préventifs à adopter en cas de brulures. « Si on fait face à un cas de brûlure, il faut avant tout l’éloigner de la source de chaleur, refroidir la zone de brulé avec de l’eau tiède pendant 15 minutes pour soulager la douleur et limiter l’extension de la lésion avant de se rendre dans le service médical le plus proche », explique-t-il. Ce dernier appelle la population à ne pas user des méthodes traditionnelles en cas de brûlure à la maison. « Nous assistons à des cas irrémédiables voir même mortels, c’est à dire que le brulé a reçu des soins préventifs traditionnels qui s’avèrent toxiques ou asphyxiants et causent souvent des infections sanguines à savoir l’utilisation de la purée de tomate, pattes de dentifrice, l’urine, l’eau très glacée… etc », montre le chef du projet.

Pour rappel, les brulures sont souvent la conséquence d’accidents domestiques à savoir bougies, barbecue, les réchauds ou bien les lampes à pétroles. Et pour mettre fin à cela, les médecins recommandent de garder un œil sur les enfants, d’éviter la bougie au coté des rideaux ou tout autre habits synthétiques, de vérifier la température de l’eau avant de doucher le nourrisson.

Andjouza Abouheir

 


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