L’aéroport des Comores (ADC) apporte des éclaircissements sur la situation des jeunes comoriens bloqués en Ethiopie. Il évoque des retards administratifs liés aux visas et frais de scolarité. Le chef de la communication de l’ADC, Mohamed Djaoid Said Youssouf tient à rassurer les familles que ces futurs contrôleurs sont attendus d'ici un mois dès la fin de leur formation.
Suite à une polémique relayée sur les réseaux sociaux à propos des étudiants comoriens en formation de contrôle aérien en Éthiopie, Mohamed Djaoid Said Youssouf, chef du service des relations publiques et communication de l’aéroport des Comores (ADC), a tenu à clarifier cette affaire et calmer les inquiétudes des familles. « Il ne faut pas politiser cette situation, car cela n’a aucun lien avec des enjeux politiques », insiste-t-il, dans son introduction avant de faire l'histoire qui remonte à 2021. Il a précisé que le président Azali Assoumani a nommé Maamoune Chakira à la tête de l’ADC avec comme priorités d’assainir les finances de l’établissement public et de mettre l’accent sur la formation du personnel. « Nous avons constaté que de nombreux agents et responsables n’étaient pas suffisamment formés pour répondre aux exigences du domaine aéroportuaire », avance-t-il.
La décision de former de nouveaux contrôleurs aériens s’est également imposée face à une double urgence, à savoir des départs à la retraite imminents et une menace de grève de la part des contrôleurs en poste, un secteur important pour la sécurité nationale. Un concours organisé en toute transparence par l’école privée Mouigni Baraka, a permis de sélectionner des jeunes Comoriens ayant le niveau baccalauréat. Les résultats ont été transmis sans interférence politique ni favoritisme. Ces 11 étudiants plus un responsable de l'ADC ont quitté les Comores le 10 août 2023 pour une formation de huit mois à l’Académie d’aviation d’Éthiopie à Addis-Abeba. « Depuis leur départ, tous les frais liés à leur formation, logement et subsistance sont intégralement pris en charge par l’ADC », rassure-t-il.
Cependant, il y a eu un retard dans le paiement des frais de scolarité à l’académie, ce qui a généré des complications administratives, notamment pour la régularisation de leurs visas en Éthiopie. « Nous discutons actuellement avec l'école, la direction de l’immigration éthiopienne, et notre ambassade à Addis-Abeba pour résoudre ce problème. Ces négociations visent à fixer un montant définitif pour la régularisation des visas, et nous espérons une issue rapide », clarifie-t-il. L'ADC tient à rassurer les familles : « Ces étudiants rentreront aux Comores dès la fin de leur formation et seront immédiatement recrutés pour renforcer l’équipe des contrôleurs aériens ». Cette promesse garantit à ces jeunes un avenir professionnel stable et contribue au développement du secteur aérien national. Il appelle donc à la retenue. « Nous sommes en période électorale, mais il est important de ne pas politiser cette formation. Nous avons fait preuve de transparence en confiant l’organisation du concours à une école privée. Si nous voulions politiser ce processus, nous aurions pu sélectionner des enfants de responsables politiques. Cela n’a pas été le cas », dit-il.
Ibnou M. Abdou
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