Ce lundi 13 avril, s’est tenu à Moroni un atelier sur le thème : « Renforcement des capacités et planification des actions en matière d’aide humanitaire et de soutien en cas de catastrophe naturelle ». Réunissant des experts de la région, cet atelier a offert une occasion de réfléchir aux expériences, de partager les meilleures pratiques afin de renforcer les systèmes d’alerte précoce, d’améliorer les mécanismes d’intervention en cas de catastrophe et de consolider la résilience à long terme.
« Les Comores sont particulièrement exposées à une série de risques naturels, notamment les cyclones, l’activité volcanique, en particulier celle du mont Karthala, les inondations et l’érosion côtière. Ces risques concernent également d’autres États insulaires ou côtiers de la région, tels que Djibouti, la Somalie et le Kenya », a déclaré lors l’ouverture de l’atelier, Mohamed Ali Abdallah, secrétaire général du ministère de l’Intérieur. « Ces défis sont encore exacerbés par les effets croissants du changement climatique, qui pèsent de plus en plus sur les moyens de subsistance, les infrastructures et les écosystèmes. Cela nécessite une mobilisation régionale concertée des ressources, ainsi que des efforts visant à éviter qu’un seul État membre ne supporte une charge excessive. Dans cette perspective, l’EASF constitue un cadre idéal pour renforcer notre capacité collective à faire face aux crises humanitaires », a-t-il ajouté.
Il a également souligné que « le renforcement de nos systèmes de préparation et d’intervention n’est pas seulement une priorité, mais une nécessité. Le soutien à l’action humanitaire dans la région doit être proactif, inclusif et fondé sur un engagement commun fort. Nos stratégies doivent s’appuyer en priorité sur les capacités locales, complétées par les capacités régionales et, en dernier recours, par des partenariats internationaux ». Selon lui, cet atelier constitue une opportunité précieuse pour tirer des enseignements des expériences passées, partager les meilleures pratiques et identifier des solutions innovantes adaptées aux réalités locales. Grâce à une meilleure collaboration et coordination, il sera possible de renforcer les systèmes d’alerte précoce, d’améliorer les mécanismes d’intervention et de bâtir une résilience durable.
Cet atelier s’inscrit dans une série d’initiatives organisées par l’EAS visant à mettre en place les cadres et les moyens nécessaires pour permettre à la région de disposer de ses propres solutions face aux catastrophes. Il a enfin encouragé les participants à tirer pleinement profit de cette rencontre : à s’impliquer activement, à échanger des idées et à nouer des partenariats durables au-delà de cet atelier. L’action humanitaire est avant tout une question humaine : « il s’agit de protéger la dignité, de sauver des vies et de redonner espoir ». Ensemble, il est possible de bâtir un avenir plus sûr et plus résilient pour les populations de la région. Pour rappel, l’EAS est un mécanisme régional essentiel en matière de paix, de sécurité et d’intégration, conçu pour intervenir rapidement et efficacement face aux crises et aux conflits dans notre région et au-delà.
Ce mécanisme s’emploie désormais à renforcer ses capacités afin d’élargir son mandat à l’action humanitaire et à la gestion des catastrophes naturelles, conformément aux orientations de l’Union africaine et à l’approbation des organes décisionnels de l’EASF. L’Union des Comores, avec sa riche culture et ses beautés naturelles, a l’honneur d’accueillir pour la deuxième fois cet atelier consacré à l’aide humanitaire et au soutien en cas de catastrophe naturelle, après une première édition tenue à Moroni en novembre 2021, au cours de laquelle des scénarios avaient été élaborés. La préparation aux catastrophes est une nécessité dans la région, compte tenu de la diversité des risques potentiels auxquels les Comores sont confrontées, tant au niveau national qu’au niveau collectif, en tant qu’États partageant des caractéristiques géographiques similaires.
Nassuf Ben Amad
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