La Gazette

des Comores

Centenaire de l’OIT / Les normes internationales du travail au cœur d’une conférence débat

Centenaire de l’OIT / Les normes internationales du travail au cœur d’une conférence débat © : HZK-LGDC

A l’occasion de la célébration du centenaire de l’OIT à Moroni, il a été organisé hier mardi 6 août une conférence débat sur le thème du travail. «Quelles sont les normes internationales du travail et leurs pertinences », tel étaient le sujet à débattre, avec la participation des jeunes étudiants, des syndicalistes, des enseignants ainsi que des chefs d’entreprises.


« Les normes internationales du travail et leurs pertinences », tel est le thème choisi pour animer cette conférence débat qui fait suite aux activités de la célébration du centenaire de l’organisation. En d’autres termes, il s’agit des législations du travail et leur application. Le sujet a permis aux intervenants de poser beaucoup de questions sur l’organisation mais aussi sur les conventions du travail de l’OIT. « Les législations du travail et leur application sont très importantes. Sauf qu’il y a un décalage du fait que ces normes internationales sont méconnues dans le pays. Beaucoup de travailleurs, employeurs et voir même des autorités ne connaissent pas ces normes », déplore Salim Soulaimane, le secrétaire général de la Confédération des Travailleurs des Comores (CTC).

Selon lui, la ratification de ces 33 conventions est une bonne chose. Mais il recommande de ratifier encore plus pour améliorer la situation. Il a pris l’exemple de la convention 97 qui parle des travailleurs migrants, tout en appelant tous les travailleuses et travailleurs à s’imprégner des ces conventions afin de mieux comprendre leurs droits. « Il y a des migrants qui travaillent dans notre pays sans problème. Ils sont aussi protégés et respectés. Donc, il faut aussi que les comoriens qui travaillent à l’extérieur soient respectés et protégés, si on ratifie la convention 97 c’est encore mieux », lance-t-il, avant d’ajouter que « tous les pratiquants de la justice doivent connaitre ces instruments juridiques internationaux sur lesquels ils doivent se baser pour rendre leur jugement en matière de contentieux liés au travail ».

Le vice-président de la plateforme nationale des jeunes entrepreneurs, Boinaidi Kari a saisi l’occasion pour relater les difficultés que rencontrent les jeunes dans le milieu du travail. Il reproche au gouvernement plus particulièrement les directeurs généraux pour leurs méthodes de recrutement. « C’est triste lorsque tu vois une personne qui ne maitrise pas le travail nommé chef parce que il est issu du même parti que le boss ou bien un ami », dit-il.

De son côté, Anlawiya Moussa Rachid, une des participantes à la conférence saisit l’occasion pour montrer l’importance du thème et suggère qu’il soit rajouté comme module à l’Université des Comores. « Si je fais cette suggestion, c’est parce que les jeunes ne connaissent  pas la loi du travail, du coup ils sont victimes. Et si on l’enseigne à l’Université, ça serait une occasion de leur faire comprendre et ils pourront se défendre juridiquement une fois qu’ils auront un problème avec leur employeur », conclut-elle.

Nassuf Ben Amad

 


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