Le sulfureux prédicateur comorien Chaehoi Mmadi, célèbre sous le surnom de Djibril, se serait fait interpeller au Maroc au domicile du petit Rayan mardi 15 février. Celui qui sera expulsé du pays deux jours plus tard aurait demandé à la famille de prendre des photos pendant la remise d’un don au nom de son association Air Darassa. Une organisation, soit dit en passant, interdite de toute activité aux Comores à cause de l’opacité sur l’origine des fonds.
L’intéressé lui-même s’est fendu d’un post suivi d’une vidéo de 4 minutes sur Facebook pour démentir avec toute son énergie l’information. Jeudi 17 février dans l’après-midi, un média marocain a rapporté l’interpellation par la police du sulfureux prédicateur comorien au domicile du petit Rayan, ce petit marocain dont le décès dans un puits avait ému la planète entière. Djibril, du surnom du prédicateur contesté, s’était rendu au domicile des parents du regretté pour les soutenir financièrement à l’en croire. Lors de cet échange, le prêcheur comorien s’est pris en photo avec les membres de la famille de Rayan. Ces photos, selon les médias marocains qui citent la police, auraient été prises pour constituer un dossier dans le but d’instrumentaliser cette affaire afin de collecter des dons en nature ou en espèces. La somme que le fameux Djibril avait remis à la famille éplorée s’élèverait à 10.000 DH, soit près de 1000 euros.
Selon la même source, les gendarmes ont su qu’un étranger se trouvait au domicile parental de Rayan et a remis 10.000 DH à la famille, provenant d’une association caritative ne se trouvant pas au Maroc, d’après ses dires. L’enquête préliminaire a révélé que l’individu est de nationalité comorienne et le fait qu’il ait demandé à la famille de prendre des photos pendant la remise de la somme précitée a mis la puce à l’oreille des éléments de la gendarmerie royale. Un autre media digital du même pays, Le360, Djibril a avoué lors de son interrogatoire qu’il avait déjà procédé de la sorte dans un autre pays arabe à l’occasion d’un incident identique. Après l’achèvement de l’enquête, le prêcheur comorien a été conduit, jeudi, à l’aéroport international Mohammed V de Casablanca pour son extradition vers son pays d’origine. Il faut dire qu’il a dû choisir une autre destination finale pendant une escale car il n’est pas arrivé aux Comores.
Le même jour, l’intéressé s’est fendu d’un post suivi d’une vidéo de 4 minutes sur Facebook pour démentir avec toute son énergie l’information sur son interpellation. Sur son mur Facebook, il a pourtant fait des publications qui laissent croire le contraire, notamment lorsqu’il reconnait que « le gouvernement contrôle la maison des parents de Rayan et interdit de faire des vidéos ou photos avec eux ». Contacté par nos soins, l’ambassade des Comores au Maroc confirme l’information selon laquelle « un Comorien répondant au nom de Madi Soilihi a été arrêté et expulsé du Maroc », sans pour autant être en mesure de confirmer formellement qu’il s’agisse bel et bien du fameux Djibril. Ce qui laisse supposer que celui qui est connu par les autorités comoriennes sous le nom de Chaehoi Mmadi, détient plusieurs autres identités. D’ailleurs, au moment de son interpellation, il aurait fait croire aux policiers qu’il était de nationalité…saoudienne.
Andjouza Abouheir
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC