La Gazette

des Comores

Chambre d’agriculture et de la pêche: Les agriculteurs veulent plus d’accompagnement

Chambre d’agriculture et de la pêche:  Les agriculteurs veulent plus d’accompagnement © : HZK-LGDC

5 jours après la réunion avec le chef de l’Etat et le secteur privé, la chambre d’agriculture est revenue sur la lutter contre la vie chère. Selon eux, les ressources sont là et ne demandent qu’un accompagnement de l’Etat pour améliorer les choses.


Devant la presse mercredi 13 avril dernier, la Chambre d’agriculture est revenue sur la rencontre entre le secteur privé et le chef de l’Etat. D’après son président Abdillah Msaidie, 4 points majeurs ont fait l’objet de cette réunion à savoir le dialogue public-privé lancé depuis août 2020, l’épineuse question de la vie chère, la loi sur la concurrence et la crise économique engendrée par la guerre en Ukraine. Cette réunion a démontré que le chef de l’Etat suit de près la situation actuelle et qu’il s’engage à trouver des solutions pérennes. Au cours de la discussion, l’on a constaté un vide lié à la vie chère car il y a les produits importés et locaux.  « Nous avons connu des moments difficiles liés à la production, à savoir le passage de Kenneth, la sècheresse, etc. Ce qui n’a pas rendu les choses faciles mais également d’autres s’amusent à monter les prix. Beaucoup de paramètres sont à prendre en compte. Des idées ont préconisées notamment l’achat groupé et le stockage des produits pour prévenir le futur. La chambre d’agriculture a demandé l’accompagnement des producteurs locaux et les encadrer pour mieux produire afin d’éviter la dépendance extérieure », explique-t-il. « La covid nous a beaucoup appris que nous pouvons mieux faire et manger local. Cependant le manque le suivi, le fait que nous n’avons pas de prévision, a fait que nous demandons alors l’accompagnement du gouvernement et que nous soyons impliqués dans les discussions pour une autosuffisance alimentaire », poursuit-il.

Quant au  président des pêcheurs à Ngazidja Ouledi Chanfi Mohamed, il a expliqué que cette  flambée des prix du poisson est causée par les détaillants. Pour la seule raison qu’il n’y a pas d’accompagnement. A titre d’exemple, le projet Swiofish a permis d’avoir des chambres froides. À Ngazidja, il y a eu 6 chambres froides, trois seulement sont encore actives, un à Moroni qui ne fait que de la glace et deux à Mbajini. « À l’heure où je vous parle, Mbadjini est la seule région qui a pu s’organiser pour ce mois sacré pour la conservation des poisons à cout réduit », avance-t-il. Le comité a juste sollicité l’accompagnement de l’Etat pour la vente et jusqu’à présent, rien n’est fait. « À l’heure actuelle, la chambre froide de Chindini a 7 tonnes de poissons, conservés depuis le début du mois et aujourd’hui, ils n’ont pas des clients. L’on nous parle d’aides et des projets, mais où vont-ils », déplore celui qui pense haut et fort que les ressources sont là, seule l’accompagnement et suivi font défaut.

De son côté, la présidente de la filière maraichère (SNAC) Mariama Soilihi indique que le projet Concours de Plan d’Affaires ne répond pas aux besoins de l’agriculteur comorien.  Selon elle, le niveau des agriculteurs n’atteint pas encore le degré du parchemin du CPA. « Ceux qui ont conçu la brochure du CPA en demandent trop. Car celui qui vit au village se décourage vite à cause de la paperasse exigée. Certains même ne savent quels documents fournir. Il est à rappeler que le projet « un jeune, un emploi » parle aussi de l’agriculteur. Nous demandons qu’une étude soit faite pour permettre à ce dernier de s’épanouir et de créer des emplois dignes de ce nom », interpelle-t-elle tout en invitant le ministère de l’agriculture  à se réveiller. « Au départ, nous avons eu des vulgarisateurs pour le suivi et la formation.  Maintenant nous ne voyons personne, c’est trop bureaucratique », lance-t-elle. 

Andjouza Abouheir

 


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