D’après l’Inrap, les bestioles qui envahissent la région de Mboinkou n’ont aucun danger sur la santé humaine. Il s’agit d’une espèce de « Spodoptera souche exempta » appelé communément la chenille légionnaire d’Afrique. Il est une menace pour la culture surtout pour le maïs et se multiple rapidement dans les zones du gazon.
Devant la presse, lundi 21 février dernier, le directeur de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) et son expert ont tenu à rassurer la population surtout les résidents de la région de Mboinkou que les bestioles qui envahissent la zone ne représentent aucun danger sur la santé humaine. « Il est vrai que cet espèce se multiplie très rapidement dans ces milieux où il y a du gazon. C'est un phénomène que nous n’avons pas l'habitude de voir mais je tiens à rassurer la population qu’il ne constitue aucun danger pour la santé humaine », rassure le directeur de l’Inrap, Dr Hamza Abdou Azali.
De son côté l’expert en la matière, le Dr Issa Mze Hassani a expliqué qu’après identification, il s’agit de l’espèce « Spodoptera souche exempta » appelé communément la chenille légionnaire d'Afrique. C'est la première fois qu'on l'identifie aux Comores. « C'est la première fois qu'on voit cet espèce dans le pays, nous avons pris quelques uns pour les mettre en élevage. Cela vient compliquer la tâche car nous avons une autre chenille d'automne donc actuellement nous avons deux espèces. Ce type de chenille attaque la culture comme le maïs, la canne à sucre. Il se développe très rapidement dans les gazons », montre-t-il.
Selon lui, la femelle adulte agit la nuit, implante ses œufs, deux à trois jours pour former les chenilles. Dans un cycle de 25 à 30 jours, les larves éclosent et pondent des papillons. « Nous sommes incapable de dire si d’ici quelques jours on aura des papillons car il y a différentes phases » souligne-t-il, avant d’ajouter que « ce n’est pas une espèce qui va rester éternellement. Elle est favorisée par la sècheresse suivie de la période pluvieuse. Nous appelons les résidents à éviter d’utiliser des produits quelconques, au risque de créer d’autres problèmes. Nous allons étudier les mesures à prendre ». L’Inrap compte envoyer des échantillons à l’étranger pour confirmation.
Interrogé sur le risque de mutation vers d’autres régions, le directeur de l’Inrap a fait savoir que le risque est imminent. « La façon dont l’espèce se multiplie rapidement dans le plantes secondaires, le risque est palpable. L’espèce va certainement muter vers d’autres régions. Nous ne savons pas combien de temps cela va prendre. Cependant, nous allons nous revoir avec le ministère de tutelle afin de trouver une solution pour limiter la chaine de propagation vers d’autres régions », précise le Dr Hamza.
Andjouza Abouheir
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