Les prix continuent de grimper dans les marchés, plus particulièrement à Volo-Volo, une situation difficile pour le comorien lambda. Le kilo d'ail est désormais vendu à 6.000 KMF. Chaque vendeur fixe le prix des produits comme bon lui semble. Les consommateurs expriment leur ras-le-bol face à cette inflation de plus en plus insupportables. Et ce, à l’approche du mois sacré de Ramadan.
Au marché Volo-volo, le plus grand bazar de la capitale, les consommateurs se plaignent des prix anarchiques fixés par certains vendeurs. Ce vendredi 26 décembre, certains ont exprimé leur inquiétude. Le kilo d’ail, un produit incontournable dans la cuisine comorienne, se vend désormais à 6.000 KMF, un montant qui dépasse largement le budget de nombreuses familles. « C’est une grande surprise pour moi. Tous les jours les prix grimpent. J’ai comme l’impression que certains vendeurs profitent de la fatalité des comoriens », lance une maman sous la colère. « Le prix de l’ail a littéralement explosé, et c’est très difficile pour nous, les clients », tonne Ahmed Maoulida, un habitant de Moroni venu faire ses courses. Avant de poursuivre : « Avant on pouvait acheter l’ail à 2.500 KMF voir 1500 le kilo, mais maintenant, c’est presque inabordable. Et ce n’est même pas le seul produit qui a grimpé ».
Au-delà de l'ail, le prix des poissons, à l’exception du thon (qui reste à 1.500 KMF), varie désormais entre 3.500 et 4.000 KMF le kilo. Les tomates ont également subi une forte hausse, atteignant 1.750 KMF le kilo. « Tout est cher, et rien ne semble arrêter la spirale inflationniste. Quand est-ce que cela va finir », s’interroge Fatima Ahmed, une autre cliente du marché, visiblement préoccupée par l’augmentation des prix.
Les vendeurs du marché expliquent cette situation par plusieurs facteurs. « L’augmentation des prix des matières premières et des coûts de transport, a un impact direct sur les prix que nous devons proposer », explique Mariam Oumouri, une vendeuse d’ail et tomates. « Nous ne faisons pas de bénéfices extraordinaires, mais nous devons ajuster les prix pour couvrir nos coûts ».
Cependant, un autre problème majeur frappe également le marché : la pénurie du gros sel, un produit en provenance de Madagascar. « Le sel est difficile à trouver ces jours-ci. Il n’y en a presque plus, et ceux qui en ont en stock, en profitent pour spéculer sur les prix », explique Hachim Omar, un vendeur de sel. « Nous espérons qu’une solution sera trouvée rapidement ». Les plaintes des consommateurs se multiplient. « C’est insupportable, avec des prix comme ça, tout devient trop cher. Comment voulez-vous qu’on s’en sorte ? » s’indigne Aïcha Kader, une autre cliente.
À Moroni, la cherté de la vie devient un problème de plus en plus pressant. Entre les hausses successives des prix et les pénuries de produits essentiels, les habitants de la capitale peinent à joindre les deux bouts. Les autorités devront peut-être intervenir pour stabiliser les prix et soulager le panier de la ménagère, dans un pays où une majorité de la population vit sous le seuil de la pauvreté, et se trouve de plus en plus confrontés à une crise économique insoutenable, malgré les mesures annoncées par le gouvernement en faveur du pouvoir d’achat.
Mohamed Ali Nasra
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