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des Comores

Chine – Comores Quelles retombées après le FOCAC ?

Chine – Comores  Quelles retombées après le FOCAC ? © : HZK-LGDC

C’est toujours la grande question qui revient pour les analystes politiques après les sommets internationaux. Le Forum Sino-Africain tenu à Beijing, la semaine dernière, ne déroge pas à la règle des interrogations des observateurs. Avant de partir pour la Chine, le chef de l’Etat avait déjà donné le ton dans une interview accordée à l’agence de presse, Xinhua.


Déjà, avant le sommet, le chef de l’Etat avait vanté le mérite de la coopération sino-africaine dans cet entretien avec Xinhua. « Le partenariat "exemplaire" entre l'Afrique et la Chine est toujours basé sur un pied d'égalité et le respect mutuel, indépendamment de la taille ou de la puissance des pays partenaires ». Cette relation est basée sur le principe cardinal de la République populaire de Chine qui consiste à ne jamais porter de critique sur les politiques internes des autres pays. « Au cours des dernières décennies, la Chine a toujours adhéré au principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays et a établi des relations "fructueuses" avec les pays africains », rappelle Azali Assoumani.

En marge de ce grand Forum, des nombreuses rencontres bilatérales ont eu lieu, que ce soit entre la Chine et les pays africains ou entre chefs d’Etat africains en vue d’approfondir les relations qui unissent leurs pays respectifs. C’est en tout cas ce qui s’est passé avec le président comorien qui a eu des entretiens avec ses homologues du continent. Avant l’ouverture du sommet, à en croire Beit-Salam, le président comorien aurait rencontré son homologue sénégalais. « A la veille de l’ouverture du Sommet du Forum sur la Coopération sino-africaine, SEM AZALI Assoumani a rencontré SEM Bassirou Diomaye FAYE, Président de la République du Sénégal avec qui il s’est entretenu sur la consolidation des relations historiques, d’amitié et de coopération qui lient les Comores et le Sénégal » pour parler coopération. Une rencontre et une poignée de main attendue par les observateurs, tant l’absence du président comorien à la cérémonie d’investiture de Diomaye FAYE, avait été considérée par les opposants comoriens en particulier comme un signe de désaveu des nouvelles autorités sénégalaises vis-à-vis d’Azali Assoumani.

Un peu plus tôt dans la journée du 04 septembre, le président Azali avait rencontré son homologue Zimbabwéen, Emmerson Mnangagwa, avec lequel, il a été surtout de questions bilatérales. « Les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération bilatérale, le soutien mutuel et la consolidation du partenariat, notamment dans le cadre de la SADC » et le renforcement du lien multilatéral à travers la SADC. Au cours de cet entretien, « les deux interlocuteurs ont évoqué les liens historiques qui lient les deux pays dans plusieurs domaines et l’impérieuse nécessité d’unir leurs forces pour faire face aux enjeux communs liés, à la paix, à la sécurité, et surtout à la prévention du terrorisme et de l’extrémisme violents, dans la région »,  peut-on lire sur le site de la présidence de la République.

Mis à part, les rencontres diplomatiques, Azali Assoumani a rencontré des hommes d’affaires chinois qui ont déjà pignon sur rue à Moroni, dont le vice-président de la société Huawei, ou il a été beaucoup question de « transfert de compétences, du renforcement de capacités dans le domaine de la cyber sécurité et de l'Intelligence Artificielle (IA), de l’ouverture des centres de formations de HUAWEI aux Comores, au bénéfice des ingénieurs, techniciens et étudiants de l'IUT ».

Le 02 septembre, le chef de la diplomatie comorien, Mbae Mohamed a paraphé un mémorandum d’entente avec le président de cette agence, Luo Zhaohui « signature d'un Mémorandum d'entente sur la mise en œuvre de l'Initiative pour le Développement Mondial, entre l'Agence Chinoise de Coopération Internationale pour le Développement de la République Populaire de Chine ». Catalyseur de l’aide extérieure de la Chine, l’agence chinoise de coopération (CIDCA) sert à mettre en exécution les plans stratégiques élaborés par les autorités chinoises en matière de coopération internationale.

Imtiyaz

 

 

 

 

 

 


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