En cette période, le monde musulman est appelé à jeuner pendant 30 jours. Une obligation. Et notre chronique d’aujourd’hui va montrer la signification du jeune.
Le Jeûne est un bouclier contre les maladies de l'âme, du cœur et du corps, et ses bienfaits sont innombrables. D'après l'imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm Al-Jawziya, le jeûne a un effet étonnant dans la préservation de la santé. Il dissout les excédents et empêche l'âme de consommer ce qui lui nuit, surtout s'il est appliqué avec modération et objectif, aux meilleurs moments religieux, et en fonction du besoin du corps. Il contient aussi un repos des forces et des organes, de manière à préserver leurs forces. Il possède une propriété qui implique de le préférer est qui est qu'il réjouit le cœur dans ce bas monde et dans l'au-delà, il est ce qui est de meilleur pour ceux qui ont un tempérament froid et humide, et il a un grand effet dans la préservation de leur santé. « Si on respecte ce qui doit l'être naturellement et religieusement, les bienfaits qu'en tireront son cœur et son corps grandira, et cela lui interdira les matières étrangères et corrompues qu'il désire », annonce t-il ».
D'après lui, le but du jeûne est autre que de délaisser la nourriture et la boisson. C'est d'ailleurs, la raison pour laquelle le tout puissant se l'est attribué parmi toutes les œuvres, car il est un bouclier entre le serviteur et ce qui nuit à son cœur et son corps, dans ce bas monde et dans l'au-delà. {Ô vous les croyants ! On vous a prescrit le jeûne comme on l'a prescrit à ceux d'avant vous, afin que vous atteignez la piété.} (Sourate Al Baqarah verset 183). Quant à l'autre but, il est de réunir le cœur et la préoccupation vers le créateur du monde consacrer les forces de l'âme à Son amour et Son obéissance. Dans un autre sens, le jeûne est l’une des adorations les plus efficaces pour purifier l’âme et corriger le comportement.
Le Prophète qualifie le jeûne dans les termes comme une protection contre les péchés (junna) et contre les envies sexuelles (wijâ). Il forge également la piété étant donné qu’il permet d’évacuer les envies. » Le jeûne (siyâm) est un bon entrainement à la patience et à la persévérance. Le fidèle casse de sa propre initiative avec ses habitudes et ses penchants. Il encourage le désobéissant à ne pas succomber à ses penchants et à s’éloigner des péchés. Il apprend concrètement à s’en passer et à ne pas y penser dans le but de s’en débarrasser définitivement.
Grâce au jeûne, le fidèle apprend à dominer ses mauvaises pulsions. À force de manger tout le temps, il se laisse dominer par ses penchants qui le poussent à la faute. Le jeûne lui permet ainsi de casser ce mauvais rythme et de rectifier le tir en revenant sur le bon chemin. Le siyâm réduit la circulation du sang, et par voie de conséquence, il fait obstacle à Satan qui se déplace dans le corps par les voies sanguines. Lorsque l’individu se laisse aller, il ouvre la porte grande ouverte à Iblîs qui pourra le manipuler à sa guise. Le jeûne devient ainsi un rempart.
Le siyâm réduit la circulation du sang, et par voie de conséquence, il fait obstacle à Satan qui se déplace dans le corps par les voies sanguines. Lorsque l’individu se laisse aller, il ouvre la porte grande ouverte à Iblîs qui pourra le manipuler à sa guise. Le jeûne devient ainsi un rempart repoussant les incursions de l’ennemi de l’homme.
Le siyâm est l’occasion d’avoir plus de compassion pour les pauvres, car en subissant la faim, on n’arrive plus facilement à se mettre dans leur peau et à se solidariser avec eux, comme. Il est aussi un moyen d’unir les musulmans et de mettre un terme aux divergences qui les déchirent. Ils entament et rompent leur jeûne ensemble. Il n’y a pas de différence entre les riches et les pauvres, les gouverneurs et leurs sujets, les hommes et les femmes. C’est donc un bon moyen de consolider les liens entre eux. - Le siyâm est plus propice à faire de bonnes œuvres. Les croyants se rivalisent dans le bien et sont beaucoup plus énergique qu’en temps normal. Le ramadan attendrit le cœur et prédispose à l’évocation du Seigneur (dhikr). Il permet de mieux se concentrer sur l’adoration et d’évacuer l’esprit.- Le siyâm est à même d’entretenir un sentiment d’amour pour les bonnes œuvres et, en parallèle, de répulsion pour les péchés.
Ibnou M Abdou
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