La Gazette

des Comores

Circulation inter-îles : 8 morts dans le naufrage d’un kwasa à Uropveni

Circulation inter-îles : 8 morts dans le naufrage d’un kwasa à Uropveni © : HZK-LGDC

Le chavirement d’un bateau transportant une vingtaine de passagers pour Moheli a fait huit morts, dont six enfants et deux femmes, le week-end dernier au large d’Uropveni, au sud de Ngazidja.


Un bateau à destination de Mohéli puis Anjouan a chaviré au large d’Uropveni, quelques minutes après son départ de Chindini. Selon les informations recueilles auprès de l’hôpital de Foumbouni, le commandant avait officiellement déclaré une quinzaine de passagers, contre une vingtaine qu’il avait réellement transportés. Malgré le mauvais temps et les fortes vagues ce samedi-là, les pécheurs de Chindini se sont organisés pour secourir les malheureux passagers. L’hôpital de Foumbouni où ils sont transportés, a enregistré huit décès vers les coups de 14 heures.

 

« Nous avons accueilli huit corps (sans vie, Ndlr) dont six enfants et deux femmes. Il y a quatre survivants à savoir, deux femmes et deux enfants dont un garçonnet et une fillette », a déploré un responsable de l’hôpital, interrogé par des médias. Une rescapée répondant au nom de Roihima Ahmed Imane, a réussi à sauver un bébé. « Lorsque le bateau a coulé, j’ai donné mon gilet de sauvetage à une maman qui ne savait pas nager et elle avait avec elle un bébé.  Les vagues le lui ont arraché et elle n’est pas parvenue à le remettre. La dame s’est accrochée à moi, avec l’enfant. A bout de souffle, je lui ai demandé de faire un choix. Sans doute m’a-t-elle demandé de sauver son bébé, avant de jeter l’éponge. J’ai trouvé une bouée pour le bébé et une valise pour m’accrocher. Fort heureusement les secours nous ont retrouvés rapidement », confie-t-elle avant d’ajouter : « Mon souhait était de sauver tout le monde mais Dieu en a décidé autrement ».

 

C’est dans la colline entre Itsandra et Sahara, aux cimetières des Anjouanais, que les six corps ont été enterrés dans la soirée. Une septième victime, un enfant de 3 ans, a été enterrée à Madjeweni chez son père. Quant au corps restant, il était gardé à El-maarouf dans l’attente de son identification.

 

Andjouza Abouheir

 


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