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Circulation routière à Mohéli: Sensibilisation d’abord, les sanctions ensuite

Circulation routière à Mohéli: Sensibilisation d’abord, les sanctions ensuite © : HZK-LGDC

Pour veiller au respect de la nouvelle loi portant code de la route, dont l’application a été lancée le 29 janvier dernier à Mohéli par le chef de l'État Azali Assoumani, la brigade routière de la gendarmerie nationale est déployée dès la première semaine de ce mois de février, dans les principaux axes routiers de Fomboni et ses environs. Il s’agit d’un contrôle technique renforcé. Et pour le moment, ces hommes en uniforme procèdent à plus de sensibilisation que de verbalisations des contrevenants.


De Djoiezi à Fomboni en passant à Hairaha vers le port de Bangoma, des gendarmes de la brigade routière sont positionnés du 7h du matin jusqu'à midi pour contrôler les usagers de la route sur le respect des mesures de sécurité routière, notamment les nouveaux articles du code de la route. Tout ce qui roule sur la route est contrôlé. L'objectif est de conscientiser les usagers de la route sur l'importance du respect des réglementations routières.

Le contrôle d'assurance, permis de conduire, carte grise, mais aussi la visite technique restent les pièces principales à fournir aux gendarmes avant de pouvoir passer. Pour les autres infractions, plus de sensibilisation que de sanction.  

« Si la gendarmerie nationale effectue une descente massive sur les axes routiers pour un contrôle technique c'est parce que toutes les partis prenantes, à savoir les chauffeurs, la brigade routière, les agents du ministère de tutelle sont formés sur le nouveau code de la route. On est là pour renforcer la sensibilisation mais pas pour embêter les gens » s'explique le capitaine Abdallah Ibrahim commandant de compagnie de la gendarmerie nationale.

Ce travail pénible du contrôle routier est scindé en deux parties, selon le commandant. Il y a le volet sensibilisation tout comme la verbalisation des contrevenants des règles routières. 80% des infractions sont tolérés et sensibilisés sur place et 20% de ces infractions sont dument sanctionnés par des amendes. « Les infractions flagrantes telle que la non utilisation du casque pour les motards, l'absence de permis, manque d'assurance nous ne les tolérons jamais. Les contrevenants reçoivent leurs amendes en vertu du code de la route. Par contre les infractions comme le non utilisation de la ceinture de sécurité, l'utilisation du téléphone portable et autres nous faisons de la sensibilisation auprès des usagers » ajoute le commandant de compagnie de la gendarmerie avant de conclure : « Néanmoins, à un moment la sensibilisation prendra fin et  laissera la place aux amendes ».

Riwad

 


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