Comme tous les ans, Reporters sans frontières publie son classement mondial de la liberté de presse. Cette année, l’Union des Comores gagne un petit poing, et passe de la 84e à la 83e place sur 180 pays.
Contrairement à 2021 où le pays a perdu neuf points, cette année les Comores ont réussi à gagner un petit point dans le classement de la Reporters sans frontières (RSF). En effet, l’édition 2022 du classement mondial de RSF place les Comores en 83e position en matière de liberté de la presse. Le rapport a été publié la semaine dernière. Selon ce dernier, l'intimidation et les arrestations des journalistes sont encore monnaie courante dans le pays. Selon toujours RSF, l’Etat est habitué à contrôler les médias d’Etat. Certes aucun emprisonnement de journaliste n’a été observé dans le pays, mais la pression reste encore présente entrainant parfois l’autocensure. Le coordinateur de la communication à la présidence, un ancien journaliste très réputé, reconnaissait l’existence d’une “culture politique qu’il faudra radicalement changer” », rapporte RSF.
« Face à la multiplication des arrestations de journalistes et de bloggeurs ces dernières années, le Syndicat national des journalistes aux Comores a dénoncé la systématisation de “la nuit à la brigade” », poursuit-il. Et selon toujours RSF, bien que la liberté de la presse est garantie par la constitution comorienne, l’autocensure reste répandue chez les journalistes comoriens, en raison de lourdes peines punissant la diffamation. « Un nouveau code de l’information a été adopté en 2021 et une commission d’éthique journalistique a vu le jour. Malgré ces dispositions, les journalistes sont régulièrement convoqués pour révéler leurs sources lors de gardes à vue », conclut-il.
Andjouza Abouheir
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