Après une semaine de formation sur la lutte contre la traite des êtres humains, les participants se disent enfin prêts à faire ressortir le meilleur d’eux-mêmes pour l’application du savoir-faire et des résultats escomptés.
Après 5 jours d’échange sur la lutte contre la traite des êtres humains, le ministère de l’intérieur a clôturé samedi dernier la formation sur la lutte contre la traite des êtres humains et la prise en charge des victimes. Pour les participants, c’est une formation de qualité qui s’inscrit dans la volonté des autorités comoriennes à combattre ce fléau qui prend une dimension inquiétante ces dernières années. L’inspectrice Madame Hachimia du service d’immigration a salué les efforts inlassables du ministère de l’intérieur et son accompagnement permanent pour enrayer ce fléau. « Les connaissances acquises durant cette semaine vont nous permettre d’appréhender les éléments constitutifs de l’exécution des missions qui sont les nôtres, à savoir la protection, la poursuite et la prise en charge », souligne-t-elle tout en rassurant qu’ils vont ressortir le meilleur d’eux mêmes pour l’application du savoir-faire et des résultats escomptés.
De son côté, le directeur de cabinet du ministre de l’intérieur, Fatah Boina a montré que ce sujet fait partie des préoccupations majeures du ministre de l’intérieur. Il a profité de cette occasion pour saluer l’implication et l’assiduité des participants et la facilitation de la gendarmerie mais aussi des partenaires en l’occurrence l’ambassade de France en Union des Comores.
Pour rappel, cette formation de cinq jours avait pour but d’outiller les acteurs afin d’identifier et définir les éléments constitutifs des infractions liées à la traite des êtres humains conformément au nouveau code pénal en vigueur, qui est aussi un arsenal pour les crimes sexuels faits aux plus vulnérables.
Les résultats attendus au terme de cette formation, c’est simplement le paradigme des trois P à savoir, la prévention, la poursuite et le partenariat. Pour mémoire, les données de l’ambassade des USA démontrent que les centres d’écoute ont déclaré avoir fourni des soins médicaux à 144 femmes et enfants en 2019, contre 255 en 2018. Les centres d’écoutes ont également indiqué avoir fourni une assistance juridique à 10 femmes et 103 enfants et une assistance psychologique à 84 femmes et enfants. Ils ont enregistré ces personnes comme des victimes d’abus, dont la plupart en lien avec la traite des êtres humains, en raison d’une formation inadéquate sur le sujet.
Andjouza Abouheir
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