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Clôture de l'atelier francophone sur les catastrophes naturelles / Le défi est dans la mise en œuvre des recommandations

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Clôture de l'atelier francophone sur les catastrophes naturelles   / Le défi est dans la mise en œuvre des recommandations © : HZK-LGDC

L'atelier francophone d'échange et de formation sur la prévention et la gestion des catastrophes naturelles est clôturé hier jeudi. Quatre axes ont été dégagés à l'issue des travaux notamment, la gouvernance, le mécanisme du financement, le renforcement de capacités techniques et appui mutuel.


C'est par une note positive que s'est clôturé l'atelier francophone d'échange et de formation sur la prévention et la gestion des catastrophes naturelles à en croire les différentes interventions. Quatre jours d'échange et de formation, les participants ont eu « des échanges très enrichissants durant toutes les activités proposées et cela ne peut être qu'encourageant », a déclaré Dr. Abdoul Oubeidillah, un des formateurs de l'atelier. Cet expert en hydrologie dit avoir l'impression d'une mission accomplie « mais cela serait une erreur de ma part et de la part de chacun de nous car, l'on sait très bien que le vrai défi est dans la mise en œuvre des recommandations et des activités émanant de ces travaux ».

Même enthousiasme pour Aboubacar Allaoui, président du conseil d'orientation de l'institut de la francophonie pour le développement durable (Ifdd) pour qui l'atelier était un franc succès et a même dépassé les objectifs initialement fixés. « Pour mieux gérer les risques et catastrophes naturelles, les acteurs d'appui au développement que nous sommes, chacun à son niveau, ne peuvent se contenter d'un rôle passif, ou du moins, essentiellement réactif », a-t-il déclaré, appelant à agir en prenant des initiatives contre toute forme de perturbation.

Il assure que le corpus opérationnel conçu lors de l'atelier sera mis à la disposition des structures en charge du processus d'élaboration de la prochaine programmation 2019-2022 de l'Ifdd. « Pour y parvenir de façon efficiente, il doit être soutenu par un ensemble d'acteurs institutionnels à l'échelle locale qui favoriseront son déploiement », a-t-il soutenu.

Et de poursuivre : « le renforcement, dans les pays insulaires, de la capacité d’exécution et d'approbation de la gestion des risques et catastrophes, passe obligatoirement par l'urgence d'une action régionale concertée, avec l'appui des partenaires au développement, la synergie institutionnelle et l'engagement des États membres ». M. Allaoui rappelle que l'époque où le financement du développement était considéré comme du domaine de l'aide publique. « Des vastes sources de financement sont actuellement sous-exploitées, et les ressources financières privées peuvent être recherchées et mises à contribution », a-t-il fait savoir.

« Le rythme avec lequel évoluent les phénomènes du changement climatique nous impose la mise en commun de nos moyens, le recours organisé à des connaissances scientifiques des aléas et aux technologies de l'information et de la communication », a déclaré à son tour sa Said Aboudou secrétaire général du ministère de l'intérieur. Et de continuer : « je ne vous apprendrai rien, si je vous rappelle que le défi majeur de la résilience face aux catastrophes naturelles et aux urgences qui en découlent, réside dans la sous-qualification des intervenants, la forte vulnérabilité physique et économique des individus et communautés, mais aussi de l’insuffisance des mesures d'adaptation. A noter que des recommandations ont été formulées, notamment le renforcement des capacités, l’amélioration et application d'une communication efficace et la sensibilisation, la mobilisation des sources et l'implication de la population dans une approche participative.

Maoulida Mbaé

 

 


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