La Gazette

des Comores

Collectivités territoriales : Les maires plaident pour une décentralisation à moyens égaux

Collectivités territoriales : Les maires plaident pour une décentralisation à moyens égaux © : HZK-LGDC

Réunis du 19 au 21 septembre à la salle multifonctionnelle de Fomboni, les maires de Grande Comore, d'Anjouan et de Mohéli ont tenu leur Assemblée générale nationale sous le signe de l'unité et du dialogue avec l'État. Un rendez-vous clôturé dimanche en fin d'après-midi.


C'est avec émotion que le président de l'Association nationale des Maires des Comores (ANMC) a ouvert les travaux, samedi, choisissant Mohéli comme symbole : « l'île de la réconciliation, de la résilience et de la naissance de l'Union des Comores ». Un choix de lieu loin d'être anodin pour une rencontre qu'il a voulue porteuse « d'espoir, de responsabilité et de confiance renouvelée ». Devant les autorités de l’île, le président de l'ANMC a d'abord salué le décret portant création du Conseil national de pilotage de la décentralisation et du développement local, qu'il qualifie de « signal important » pour l'avenir des collectivités.

Mais il n'a pas caché les difficultés du terrain : ressources limitées, mobilisation des recettes ardue, manque de moyens humains et techniques, alors que les populations réclament routes, eau, éclairage public et meilleure gestion des déchets. « Transférer des responsabilités sans transférer les moyens fragilise l'action locale » dit-il. Le message central du discours aura été celui de la complémentarité. « L'État et les communes ne doivent pas être deux mondes séparés », a insisté le président de l'ANMC, rappelant que la loi comorienne sur la décentralisation impose que tout transfert de compétences s'accompagne des ressources correspondantes. « Nous ne demandons pas l'impossible », a-t-il martelé, appelant à une relation fondée sur le dialogue, la confiance, la transparence et la solidarité.

Au-delà de la relation avec l'État, c'est la solidarité entre communes que le président a voulu renforcer, plaidant pour une ANMC « plus forte, plus solidaire, plus professionnelle », capable de partager expériences et partenariats entre municipalités. « Notre diversité ne doit pas être une faiblesse. Elle doit devenir notre force », a-t-il lancé, avant d'appeler formellement, depuis Fomboni, à l'unité entre les maires et à une coopération renforcée entre l'État et les collectivités. Le discours s'est achevé sur une note résolument tournée vers l'action : « Nos populations ne nous ont pas élus pour nous opposer ; elles nous ont élus pour agir. » Vive l'Union des Comores, vive les communes comoriennes, vive la solidarité entre les quatre îles : la formule finale a résumé l'esprit de ce congrès, refermé dimanche après le mot attendu du gouverneur de Mohéli.

Riwad

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.