Le colloque international sur l’éducation, le patrimoine et le développement s'est ouvert hier, à Moroni, réunissant des experts nationaux et internationaux. Faire de l'éducation au patrimoine un outil pour le développement, c'est le credo du colloque qui a débuté hier à Moroni.
Du 27 février au 1er mars se tient le colloque international sur l’éducation, le patrimoine et le développement. Un événement qui a réuni des encadreurs pédagogiques et des enseignants chercheurs de l’archipel, ainsi que des experts de Madagascar, du Brésil et de France. «Pendant trois jours, les participants vont essayer de répondre à cette question autour de deux sessions; une première consacrée au patrimoine culturel matériel et immatériel en essayant de comprendre comment ce patrimoine peut être une source pour l’éducation et un levier pour le développement du pays. Et une deuxième session autour du patrimoine naturel sur le même objectif », explique Abdallah Nouroudine, le directeur général du CNDRS (Centre national de documentation et de recherche scientifique). Il ajoute : « A part qu’il faut des moyens pour le mettre en avant, nous devons avoir surtout une intelligence pour montrer que notre patrimoine est une ressource et une richesse », a-t-il poursuivi.
Le président de la République a souligné la nécessité de construire le pays avec notre patrimoine: « Je considère en effet que ce patrimoine est la matière première de l’émergence de notre pays. Il s’agit certes, d’une approche qui témoigne de notre attachement à notre histoire, à notre culture et à notre environnement naturel. Mais, c’est bien plus que cela ; c’est une condition de pertinence et d’efficacité, donc de réussite, dans notre entreprise de démarrage économique, pour être en mesure d’améliorer les conditions de vie de la population comorienne », a déclaré Azali Assoumani. Il appelle le peuple comorien à tirer partie pour installer notre pays sur les rails de l’émergence politique, économique et socioculturelle grâce au patrimoine.
A l’issue de ce colloque, il est attendu d’abord que le patrimoine naturel et culturel comorien entre dans les programmes du système éducatif afin de familiariser l’enfant comorien au patrimoine de son pays afin qu’il intègre, dès son jeune âge, la préoccupation de le protéger, de le valoriser et d’en faire une ressource pour le développement économique et social. Ensuite, que les structures d’éducation et d’enseignement notamment l’Université des Comores, soient en mesure de former des ressources humaines capables de donner corps à cette belle idée selon laquelle le patrimoine est une ressource pour le développement de notre pays. Il est demandé enfin que les structures de recherche (le CNDRS, l’INRAP et l’Université des Comores) redoublent d’effort pour mettre en place des programmes de recherche sur le patrimoine dont les résultats sont susceptibles d’éclairer les autorités politiques dans leur prise de décision.
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