La Gazette

des Comores

Comité de pilotage du projet Ancar2 : mettre en œuvre un plan de développement des capacités

Comité de pilotage du projet Ancar2 : mettre en œuvre un plan de développement des capacités © : HZK-LGDC

Hier à la salle de conférence de la direction générale de l’Environnement et des Forêts, sous la présidence du secrétaire général du ministère M. Daniel Ali Bandar, s’est tenu le deuxième comité de pilotage du projet « Renforcement des capacités de gestion multisectorielle, coordonnée et décentralisée de l’environnement pour atteindre les objectifs des conventions de Rio en Union des Comores dénommé Ancar2.


Lors de l’Ancar1 les Comores ont achevé leur autoévaluation nationale des capacités à renforcer en 2007. Au cours de ce processus et consultations, les parties prenantes ont identifié les principaux défis de la gestion des ressources naturelles et de la formulation et mise en œuvre d’une politique environnementale. Ces défis d’envergure donnent un contexte aux défis plus spécifiques concernant la surveillance et la gestion nationales des objectifs environnementaux. L’ANCAR a identifié trois types d’obstacles qui permettent d’expliquer les difficultés des Comores à s’acquitter des obligations définies aux conventions de Rio, à savoir les obstacles systémiques, institutionnels et individuels.

 

Basé sur l’évaluation de la priorité et des besoins intersectoriels, le plan d’action de l’ANCAR avait recommandé des stratégies spécifiques visant à renforcer les capacités nationales et comprenant la mise en place d’un mécanisme de coordination multisectorielle, la création d’un forum de discussion et de dialogue afin que les parties prenantes puissent contribuer à la prise de décision, le développement de mécanismes de financement environnementaux durables, et  la réussite du transfert d’autorité aux instances locales et la gestion décentralisée des ressources naturelles.

 

Cependant, en dépit des efforts fournis, de nombreux défis restent à relever, notamment la capacité des acteurs gouvernementaux aux niveaux central et local à intervenir efficacement, surveiller et gérer l’information pour les systèmes d’alerte précoce et à coordonner et communiquer efficacement. Des obstacles liés à la disponibilité des données de base, à la sensibilisation et aux acteurs persistent. C’est cet objectif d’éliminer ces obstacles au développement qui s’attelle l’Ancar2

 

Comme l’a rappelé le représentant adjoint du Pnud lors de la rencontre, le projet intervient à travers trois composantes fortement liées entre elles. La première porte sur le renforcement du cadre institutionnel national pour la gouvernance environnementale. La 2ème étant axée sur le renforcement des capacités au niveau des îles et des communes, avec des activités visant à renforcer les cadres de gouvernance des communes, soutenues par le renforcement institutionnel.

 

Et la 3ème mettant l'accent sur la sensibilisation du public et l'éducation environnementale, sur la valeur stratégique de la gouvernance décentralisée de l'environnement mondial grâce à des stratégies nouvelles et améliorées d'approches locales du développement durable. Il s’agit donc aujourd’hui de mettre en œuvre le plan de développement des capacités qui doit être validé, en tant que cadre de référence nationale pour inscrire l’environnement et le développement durable comme cadre central devant animer l’élan national de promotion des principes de développement durable.

 

Lors des discussions, il a été demandé au projet de se focaliser sur la réalisation d’activités concrètes notamment en appuyant les structures en charges de l’environnement à faire appliquer les éléments contenus dans la Loi-cadre relative à l’environnement au lieu de s’atteler à une actualisation de cette dernière. Une équipe restreinte a été mise en place pour apporter les recommandations émises lors de la rencontre.

 

Mmagaza

 


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