Un atelier de renforcement sur la résilience post pandémique et sur la participation à la zone de libre échange continentale africain (Zlecaf) a débuté le 1er juillet à Moroni. L’objectif de cette activité de quatre jours est d’aboutir à une stratégie nationale industrielle axée sur la transformation et valorisation des produits locaux et sur la participation du pays dans le commerce régional et intra africain.
C’est une opportunité pour le pays de bénéficier des avantages des accords bilatéraux. Selon le secrétaire général du ministère de l’économie et de l’industrie Saïd Abdou Salim, le pays a le potentiel de s’imposer sur le marché des produits africains. « On a des produits qui intéressent le marché africain. Avec les compétences des uns et des autres sur la création des produits peut nous ramener à un offre exportable », a-t-il motivé les participants. Et de poursuivre : « faites de votre mieux, car on aura le financement nécessaire pour faire de cette stratégie une réalité. Pendant ces quatre jours forçons notre réflexion pour améliorer de 3% du PIB ».
Cet atelier doit élucider les opportunités dont le pays peut avoir à travers ses nombreux accords bilatéraux afin de permettre l’épanouissement de l’industrie. A ce sujet le consultant Dr. Niang d’origine sénégalaise a sollicité l’implication du secteur privé. « Pour exporter, il faut le secteur privé pour une compétitivité très active pour aller vers une stratégie bien développée. Déjà assurer la transformation des produits locaux et de favoriser une participation active dans le commerce régional et intra africain ». Selon cet expert, les Comores doivent tirer leur épingle du jeu dans le commerce régional à travers une stratégie industrielle opérationnelle et ambitieuse.
Ainsi la première journée a été consacré à des échanges visant à identifier les offres exportables, à analyser les forces et les faiblesses des moyennes ou petites entreprises locales afin de définir une rampe importante vers l’amélioration. D’autres modules vont se poursuivre durant ces trois jours afin d’arriver à une mise à jour effective de notre stratégie industrielle. Et c’est dans ce sens que le secrétaire général du ministère de l’industrie a précisé que « cette activité doit nous permettre de passer en revue sur le chemin parcouru en tant que membre de l’OMC, les accords bilatéraux pour pouvoir en tirer profit et relever le défis de notre adhésion ». Cet atelier appuyé par le ministère de l’économie et de l’industrie est financé par la Banque africaine de développement (BAD) pour que le pays puisse avoir une stratégie industrielle adaptée.
Kamal Gamal
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