Les absents ont toujours tort dira-t-on. Eux rétorquent qu’il vaudrait mieux avoir tort que de servir de rampe de lancement pour le régime en place qui utilise les élections pour légitimer son pouvoir. C’est en tout cas, ce qu’on a pu lire ici et là sur les différents post publiés pour justifier le retrait de trois listes aux prochaines élections municipales de Moroni. C’est donc, six listes qui se trouvent en lice pour se disputer le fauteuil tant convoité de maire de la capitale.
« Le retrait de candidature ne sera plus recevable après quarante-huit (48) heures suivant la publication définitive de la liste de candidats ou de listes de candidats », lit-on à l’article 157 du code électoral s’agissant du retrait d’une candidature. A la lecture de cette disposition règlementaire l’on comprend que bien malgré le retrait, les trois listes continueront légalement d’exister sur les listes de la CENI. Cette disposition a été renforcée par une autre disposition. « Aucun retrait ou remplacement de candidat n’est accepté entre les dépôts de déclarations de candidatures et la proclamation des listes définitives des listes de candidats par la cour suprême », lit-on à l’article 342 sur les interdictions.
Dans ce cas, quelle est la valeur des retraits de ces listes ? Juridiquement et selon les dispositions règlementaires on serait tenté de dire, pas grand-chose. Par contre sur le plan de la symbolique cela décrédibilise un peu plus des élections que beaucoup qualifient de mascarade. Le professeur Ali Mohamed Djalim qui était à la tête d’une liste indépendante a justifié d’ailleurs son choix de se retirer de la course par ce manque de transparence. « Se retirer des élections municipales de février prochain qui semblent jouées d’avance, est l’option la plus logique », dit-il.
Et ce dernier de continuer : « En effet, même si l’on choisit d’y participer, ne serait-ce que pour faire entendre ses idées, cela n’en vaut pas vraiment la peine lorsque, hélas, une grande partie de la population semble imperméable à toute nouveauté, se fermant délibérément les yeux sur la réalité. » Une déclaration inquiétante, mais qui semble malheureusement collée à la réalité du pays. Ce désintérêt de la population sur la chose politique, pointé du doigt ici est une conséquence directe du double langage mais aussi du manque de profondeur dans le discours politique depuis des nombreuses années.
Imtiyaz
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