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Commune de Moroni: Le préfet du centre acte la révocation du Maire

Commune de Moroni:  Le préfet du centre acte la révocation du Maire © : HZK-LGDC

La crise s'installe et les positions se clarifient pour le contrôle de la Mairie. Présent tout comme le Directeur de Cabinet du ministre de l'intérieur lors de la session extraordinaire du jeudi 14 avril, le préfet du centre valide les décisions prises lors de cette session.


Dans une note circulaire parue ce 16 avril (22-31/PC), le préfet du centre charge le SG de la Mairie de la capitale « d’assurer les affaires courantes de la commune de Moroni jusqu'à l'élection d'un nouveau Maire et d'un nouveau bureau communal suivant les dispositions légales et réglementaires en la matière », lit-on dans cette note. Une prise de position sévèrement critiqué par le deuxième adjoint Jean Mone Ahmed. Il parle d'une violation du principe de la hiérarchie des normes. « Comment le préfet peut réagir de la sorte alors que la convocation même de ladite session n'a suivi aucune disposition réglementaire, s’interroge-t-il. Ni la convocation, ni le déroulement de la session n’a obtenu la supervision de l'organe (CENI) qui contrôle toutes élections dans notre pays ».

 

Dans la note préfectorale, le préfet du centre cite le décret 16-187/PR portant missions et attributions des préfets de l'Union des Comores pour justifier sa note. Et le deuxième adjoint de crier au loup. « C'est une note qui montre le bafouement en règle de nos institutions. Depuis quand un préfet s'arroge le pouvoir des juges (cours suprême) et concomitamment celui de la CENI », se demande-t-il à nouveau. En tout état de cause, la crise de la commune de Moroni est loin d’être résolue plus de deux ans après les élections municipales. Le citoyen lambda assiste médusé surtout résigné face à ces multiples rebondissements. Et que dire des décisions de justice qui ne sont jamais respectées ni même appliquées sauf au gré du bon vouloir de ceux qui détiennent le pouvoir politique. Pour rappel le conseil municipal de Moroni est essentiellement composé d’élus se réclamant de la mouvance présidentielle, à l’exception de quelques indépendants. Aucun parti d’opposition n’y est représenté. Alors pourquoi cet imbroglio ? Et à qui profite ce blocage qui s’éternise ? 

 

AS Badraoui

 

 


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