Dans une lettre rendue publique le 1er décembre dernier, l’édile de la capitale, Omar Mohamed convoque un Conseil Communal pour la mi-décembre. L’objet nous dit-on est l’adoption et la mise en place d’un certain nombre de textes règlementaires. Mais le point le plus saillant sera sûrement le rapport d’activités annuel de la Mairie. Un point qui risque d’être plus que tendu dans le débat entre l’actuel majorité et une opposition qui ne cache pas une certaine frustration.
A-t-il cédé aux pressions d’une partie de son camp, et surtout de l’opposition qui réclamait depuis des mois la convocation du Conseil Communal ? Ou une décision réfléchie du premier magistrat de la capitale de se conformer enfin aux textes. Qu’importe, la décision du Maire d’appeler ce Conseil risque-t-elle de se retourner contre lui ? Car au sein même de son camp, certains élus ne comprennent pas au vu de l’ordre du jour, qui aurait dû nécessiter un débat au sein même de leur groupe avant d’être introduit en plénière : « Comment le Maire va se défendre sur le rapport d’activités alors qu’il sait pertinemment qu’on n’a jamais voté de budget depuis qu’on est là », se demande un élu de la majorité qui requiert l’anonymat. Même son de cloche de la part de l’opposition qui trouve la démarche risquée et surtout un manque de respect à l’endroit des élus de la capitale.
Arrivé en avril dernier en remplacement d’Abdoulfatah Saïd, l’actuel maire n’a jamais trouvé le temps de convoquer une session communale comme l’exige l’article 11 de la loi sur la décentralisation. Si la convocation d’un Conseil communal pour ce mois de décembre est une bonne chose pour le respect de l’Etat de droit, elle est tout aussi perplexe au vu des points qui seront discutés. « Rapport annuel d’activités communales », qui doit en principe et au préalable validé par un budget voté par les élus comme le stipule l’article 9 de la loi. En revanche la « Délibération et adoption du projet du règlement intérieur du conseil Communal », et la « Délibération et adoption de l'organigramme de la mairie », qui sont les deux autres points à l’ordre du jour ne devraient poser aucun problème.
Il est peu probable, voir incompréhensible, que les élus puissent s’opposer à la mise en place du règlement intérieur, un instrument essentiel au bon fonctionnement des communes, mais aussi de l’organigramme pour mettre fin au chienlit administratif dénoncé depuis des années sur le rôle des uns et des autres dans l’exercice des différentes fonctions à la mairie. Si l’article 31 est clair sur les pouvoirs de nominations du Maire, « Le Maire est le chef de l’administration communale. Il nomme à tous les emplois communaux pour lesquels les lois, ordonnances ou décrets en vigueur ne fixe pas un droit spécial de nomination », ces nominations doivent suivre un certain nombre de critères, d’où la nécessité d’un règlement intérieur et un cadre organique qui fixe la hiérarchisation des postes.
Imtiyaz
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