Le maire de la commune de Mwalimdjini, a convié ce mercredi dernier les chefs religieux, chefs de villages ainsi que les cadis dans une réunion de réflexion sur des sujets qu'il juge d’une importance capitale. Il s’agit de la vie chère à laquelle ils n’ont pas pu apporter des solutions à leur niveau rejetant la balle aux autres structures étatiques. Des jeunes mamans qui cessent trop tôt d’allaiter leurs bébés pour garder la forme de leurs seins sont fréquentes et incriminées. La délinquance juvénile est également pointée du doigt. Des solutions ont été proposées.
C’est à la mairie de Mwalimdjini qu’une réunion de réflexion qui avait regroupé chefs religieux, cadis et chefs de villages a eu lieu. L’ordre du jour portait sur 3 points essentiels. L’éducation religieuse, l'allaitement des enfants en bas âge et la cherté de la vie. Comme ce dernier volet concerne beaucoup plus les responsables de la chambre de commerce et les autorités politiques, le constat sur la vie chère et insupportable est fait, mais aucune solution n’est proposée.
Quant à l’éducation religieuse en régression, entrainant une montée de la délinquance juvénile dans les villes et villages, Adfaoun Hamada, maire de Mwalimdjini se souci de la détérioration de la qualité de l'enseignement coranique dans sa commune. Le banditisme prend de l’ampleur dans les quartiers. Face à cette situation, les responsables invités ont pris la décision d'accompagner le maire à relever le défi dans ce combat. « Rehausser le niveau de l'enseignement coranique est un grand défit à relever puisque les parents sont les premiers acteurs dans ce sujet » a signalé le cadi Ahmed Possi avant de poursuivre : « un élève n’appréciera jamais l'éducation religieuse car les parents ne les y encouragent pas comme ils le font à l’école maternelle française par des goûters ou des beaux habits par exemple ».
ainsi que la question du sevrage précoce pratiqué par certaines jeunes mamans pour des raisons esthétiques.
Concernant l’autre sujet relatif au sevrage précoce, le cadi insiste : « allaiter son enfant convenablement est un devoir de chaque mère envers son bébé si on se réfère à la religion musulmane ». « L'islam a recommandé d'allaiter les enfants dès leur naissance jusqu'á l'âge de 2 ans. Mais de nos jours, certaines femmes ôtent ce droit à leurs enfants dans le but de préserver l’esthétique de leurs seins, ce qui est alarmant. Et certains époux cautionnent cette pratique même s'ils ne sont pas nombreux à le faire » a-t-il indiqué. Les religieux et toutes les structures qui militent pour les droits de l’enfant, les responsables sanitaires, ainsi que l'ASCOBEF sont appelés à jouer leur rôle par une forte sensibilisation afin de mettre un terme à ce fléau.
Riwad
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