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des Comores

Communes : Moroni lance une réflexion sur la mobilité universitaire des jeunes

Communes : Moroni lance une réflexion sur la mobilité universitaire des jeunes © : HZK-LGDC

La Commune de Moroni en partenariat avec l’association Mayesha Espoir et la plateforme Bay sa Warr, a organisé le 16 août dernier une rencontre d’échange et de sensibilisation consacrée aux opportunités offertes aux étudiants comoriens souhaitant poursuivre leurs études en Afrique, notamment dans les pays membres de la ZLECAF.


La salle communale de Moroni a réuni un panel d’acteurs institutionnels et associatifs notamment les maires de Ngazidja, le président de l’Association des maires, le recteur de l’Université des Comores, la présidente de l’association Médina Wiratha, le président de l’Union des associations de Moroni, ainsi que de nombreux représentants de la société civile. Cette rencontre a permis d’ouvrir un dialogue sur l’avenir des jeunes et leur insertion dans un contexte de mobilité internationale. Dans son intervention, le maire de Moroni, Omar Mohamed, a insisté sur la responsabilité collective. « Nous devons nous réunir afin de travailler ensemble. On n’est pas obligés d’attendre que l’État vienne nous aider, pourtant nous pouvons le faire seuls. Chaque personne devrait contribuer à quelque chose. Nous nous sommes réunis pour penser à l’avenir de nos enfants. »

Le maire a souligné l’importance d’une orientation académique réfléchie avant le départ à l’étranger : « Des jeunes comoriens partent pour faire des études supérieures à l’étranger. Mais s’ils ne sont pas conseillés, par manque de moyens ils peuvent se retrouver en difficulté dans un pays étranger. Une sensibilisation dans chaque commune serait un atout. » La présidente de l’association Mayesha Espoir, Arafa Mbae, également ambassadrice de la foire internationale des produits africains (FIPA), a rappelé son engagement de longue date en faveur de la jeunesse et de la société civile. « Beaucoup de parents envoient leurs enfants étudier à l’étranger, surtout en Afrique de l’Ouest, mais sans orientation professionnelle ni sécurité. Il est temps de travailler avec les maires africains, comme au Sénégal, afin d’assurer un suivi permanent de nos jeunes.»

Elle a présenté son projet Ankiba, mis en œuvre avec la Chambre de l’agriculture et d’autres partenaires, qui vise à recréer une chaîne de valeurs pour l’autonomie financière du pays :« Si un enfant doit partir étudier à l’étranger, il faut que cela se fasse en sécurité et dans une orientation professionnelle claire, car l’avenir de notre pays dépend de la formation de ses jeunes. » L’association Mayesha Espoir n’en est pas à sa première initiative. Depuis 2004, elle a mis en place des chantiers solidaires pour construire des écoles et des bibliothèques, tout en travaillant à la réinsertion des jeunes en difficulté. « Les enfants qu’on qualifiait de délinquants ont pu être suivis et accompagnés pour retrouver le droit chemin », a rappelé Arafa Mbae.

Au-delà du pays, cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), qui offre de nouvelles perspectives de coopération éducative et professionnelle. Les responsables présents ont convenu de renforcer les partenariats entre communes comoriennes et africaines pour mieux encadrer la mobilité étudiante. Cette première réunion pourrait déboucher sur un programme de sensibilisation élargi à toutes les communes de Ngazidja, avec l’objectif de préparer la jeunesse à réussir ses études et son insertion professionnelle au-delà des frontières.

Mohamed Ali Nasra

 


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