La direction de Comores Télécom a décidé d'appliquer l'arrêté du ministère des finances déclarant nuls et non avenus les contrats de recrutement signés à partir du 1er janvier 2016. Ce sont quelques 1080 personnes qui ont été remerciées par cette société de télécommunication.
La sentence est tombée hier au cours d'un conseil des directions où il a été décidé l’application stricte de l'arrêté du ministre des finances et du budget annulant tout recrutement et titularisation effectués à parti du 1e janvier dernier.
Les directeurs opérationnels de la société ont été chargés chacun, d'appliquer ces mesures visant à dégonfler la masse salariale qui aurait explosé de façon spectaculaire, semble-t-il, pendant la période électorale.
Une décision qui prendra effet dès aujourd'hui vendredi selon une source proche du dossier. En tout, ce sont quelque 1080 agents qui sont concernés par des mesures qui risquent de parler d'elles-mêmes.
D'après des sources concordantes, l’effectif des salariés de l’entreprise publique serait passé en trois mois de 3338 à près de 4418 agents. Soit 1080 agents de plus qui sont contraints de prendre la porte dès aujourd'hui.
Cette société d’État traverse des zones de turbulence depuis quelques semaines avec la résurgence de l'affaire des fausses factures qui implique d’anciens hauts responsables et des cadres de la société et dont certains sont déjà placés en mandat de dépôt en attendant la fin de l'enquête et le procès.
Dans son discours à l'occasion de la cérémonie de passation de service, Oumara Mgomri qui signe son retour dans cette société d’État, s'était montré intransigeant en parlant avec un langage très imagé à l'endroit du personnel : « En cas de freinage brusque, seuls resterons à bord ceux qui auront pu s'agripper à la voiture », avait-il dit.
Il faut noter que les recrutements à tour de bras effectués ces quatre derniers mois s’apparentent à une bombe à retardement qui risque d'exploser à la figure des nouvelles autorités si une solution n'est pas trouvée au plus vite pour ces personnes mises au chômage.
Maoulida Mbaé
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ABACATHIR ABDILLAH:
01/07/2016 à 09:25 PM
La décision du président de la république de mettre à la porte tous ceux qui ont été recrutés ou titularisés par le régime IkILILOU MAMADOU depuis janvier 2016 pose à la fois un double problème:
Dans un premier temps on pourrait se dire que ces nominations de complaisance étaient destinées à exploiter la misère des gens
Ou à satisfaire aux besoins clientelistes pour répondre,bien e ntendu, aux exigences électoralistes.Auquel cas on pourrait s'interroger sur la légalité de cette forme de corruption.
En France,par exemple, F.HOLLANDE va augmenter les salaires des enseignants et des fonctionnaires en général en vue des élections de 2017,dit-on.Si jamais,il n'est pas réélu,son successeur sera -t-il obligé de revenir sur ces décisions ?
Dans un second temps on pourrait se demander si les critères qui ont prévalu sur ces nominations et titularisations ont été uniquement électoralistes.N'y avait-il pas au sein de ces hommes et ces femmes des gens dont les critères de compétence et de mérite ont prévalu ? Comment pouvons-nous savoir que ces comoriens n'ont pas été encore une fois victimes du système ? Qui peut prouver qu'ils ont tous voté pour le pouvoir Mamadou ?
À mon avis, il faudrait étudier ces dossiers au cas par cas.Et si sanction devait tomber c'est à notre justice de se prononcer contre ceux qui ont abusé du système mais pas contre les jeunes comoriens à la recherche d'un endroit pour se caser.Car en réalité ce sont ces derniers qui sont les principales victimes.
Mohamed Moina:
04/07/2016 à 12:04 AM
moi je tout a fait d'accord mais on doit vite créer plus six mille emploie s pour que ses jeunes ne restent pas dans les "miveridjou"