Les mouvements politiques COMRED et OUN ont signé, le 25 août 2026 à Mutsamudu, une résolution commune dans laquelle ils annoncent la mise en commun de leurs efforts face au contexte politique et social actuel. Les deux groupements veulent également élaborer un plan d’action commun et élargir les concertations avec les partis politiques, les organisations de la société civile et les mouvements citoyens.
Une nouvelle étape semble se dessiner dans le paysage politique comorien. Réunis à Mutsamudu, le 25 août 2026, les responsables du COMRED (Convention des mouvements pour la République et l’État de droit) et de l’OUN (Opposition Union des Nations) ont adopté et signé une résolution commune portant sur la situation politique, sociale et institutionnelle de l’Union des Comores. Dans ce document, les deux mouvements dressent un constat préoccupant de la situation nationale. Ils évoquent une « dégradation accentuée du contexte social et politique », qu’ils mettent notamment en relation avec les dernières échéances électorales. Les signataires dénoncent également ce qu’ils considèrent comme des violations répétées des droits fondamentaux et l’absence de réponse aux revendications exprimées par les populations et les partis politiques légalement constitués. « Face à la volonté du régime d’Azali de se maintenir au pouvoir », les deux regroupements entendent conjuguer leurs efforts, notamment à l’approche des prochaines échéances électorales.
Le premier engagement porte sur la mise en commun des moyens et des initiatives. COMRED et OUN souhaitent favoriser « dans les meilleurs délais » l’instauration de conditions sociales et politiques permettant, selon eux, de promouvoir un développement économique et social durable. Ils plaident également pour un environnement politique apaisé et respectueux de la liberté d’expression. Au-delà de cette volonté de rapprochement, les deux mouvements annoncent l’élaboration d’un plan d’action commun. Celui-ci devrait viser à mobiliser les forces politiques et citoyennes autour d’un projet présenté comme favorable à l’émergence d’un État de droit démocratique, prospère et fortement décentralisé. Les accords de Fomboni du 17 février 2001 sont également cités comme référence institutionnelle dans cette démarche. COMRED et OUN indiquent vouloir s’appuyer sur les principes développés dans ces accords pour défendre leur vision de l’avenir institutionnel du pays.
La résolution accorde enfin une place importante au dialogue. Les responsables des deux mouvements sont chargés de coordonner « les dialogues et les concertations les plus larges possibles » avec les partis politiques, les organisations de la société civile et les mouvements citoyens. L’objectif affiché est de renforcer la collaboration, de créer un climat de confiance et de favoriser une action commune. Cette résolution intervient donc comme un signal politique en faveur d’une coordination accrue de l’opposition et des mouvements citoyens. Elle traduit la volonté du COMRED et de l’OUN de dépasser leurs cadres respectifs pour construire une démarche commune autour des questions institutionnelles, politiques et économiques. Le document a été fait et signé à Mutsamudu le 25 août dernier. Il porte la signature du président du COMRED, Saïd Abdallah, ainsi que celle du coordinateur de l’OUN, Mohamed Ben Saïd Nassor.
Ibnou M. Abdou
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