La ville de M'béni a vibré au rythme du Coran lors de la 4ᵉ édition de son concours de récitation et de mémorisation, qui s’est tenu le dimanche 20 avril 2025. Plus de 400 participants, enfants et adultes, ont pris part à cette journée empreinte de spiritualité et de partage.
Organisée par la Fondation pour la mémorisation du Saint Coran et les affaires des écoles coraniques de M'béni, avec l’appui de la municipalité, cette manifestation a rassemblé une foule nombreuse, venue soutenir les participants et saluer l’effort d’apprentissage et de préservation du Livre sacré. Le concours se décline en deux grandes catégories : la récitation, principalement ouverte aux adultes, et la mémorisation, destinée aux jeunes. Cette année, 110 candidats dont près de 90 femmes ont concouru à la récitation de quatre sourates, dont Yassine et Tabaraka. Une participation féminine particulièrement remarquée. « Nous sommes touchés par l’engagement des femmes dans ce domaine. C’est un signe fort pour notre communauté », a déclaré le président du jury, Ibrahim Hamidou.
Dans la section mémorisation, 334 candidats se sont inscrits dans neuf catégories allant de 1 à 30 djuz (chapitres). Finalement, 318 se sont présentés devant les jurys, et 183 ont été déclarés lauréats, soit un taux de réussite de 57,54 %, légèrement en baisse par rapport à l’an dernier. Le budget global de l’événement s’élève à 3,5 millions de francs comoriens, comme l’a souligné le trésorier de la Fondation, Mohamed Raanfiou Abdoulaziz. Le lauréat du 30ᵉ djuz repart avec une récompense de plus de 200 000 francs, et celui du 1ᵉʳ djuz avec plus de 30 000 francs. Un geste fort d’encouragement a également été posé par l’association Wuzuri wadine, présidée par Oustadh Moussa Adame, qui a pris en charge la scolarité annuelle des lauréats des catégories 30 et 25 djuz.
La cérémonie a été marquée par la présence de nombreux érudits de la région Hamahamet Mboikou, de cadres arabophones et francophones, ainsi que par la participation de la commission des jurys, dirigée par le Dr Faissoili Bacar. « Notre mission est d’encadrer notre jeunesse, de lui offrir une voie saine et éclairée à travers le Coran, loin de l’oisiveté et des dérives morales », a rappelé Cadi Aboubakar Mohamed Abdou, président de la Fondation. Cette édition a également introduit une nouveauté. Après avoir ouvert l’an passé une catégorie pour les mères, une branche de récitation pour les pères a été lancée, renforçant ainsi l’ancrage familial dans la transmission du Coran. Enfin, dans un message fort et sincère, Dr Abdoulhakim Mohamed Chakir a rappelé que « le Coran ne doit pas être seulement appris pour briller, mais pour être vécu. Il est un guide pour le cœur, l’âme et le quotidien. »
Ibnou M. Abdou
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