La Conférence de Bonn sur les changements climatiques de cette année (SB 58) se déroule du 5 au 15 juin, pour préparer les décisions à adopter lors de la 28ème conférence des parties (COP28) qui se tiendra aux Émirats arabes unis en décembre.
S'appuyant sur les nombreux mandats issus de la COP 27 en Égypte l'année dernière, la conférence a convoqué la 58ème session des organes subsidiaires de la Conférence Cadre des Nations-Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), y compris un grand nombre d'événements, et poursuivra les discussions sur des questions d'une importance cruciale. Ces questions comprennent notamment le bilan mondial, l'objectif mondial en matière d'adaptation, la transition équitable vers des sociétés durables, le programme de travail en matière d'atténuation et les pertes et dommages.
Pour de nombreuses personnes dans le monde, limiter le réchauffement de notre planète à 1,5° est une question de survie. Le bilan mondial, c’est l'occasion d'une génération qui s’offre à nous pour corriger le cap que nous avons pris, et concevoir un moyen d'aller de l'avant pour lutter contre les changements climatiques avec une vigueur et une perspective nouvelles, a déclaré Simon Stiell, secrétaire exécutif d’ONU Climat. Une autre tâche essentielle du SB58 consistera à préparer les décisions qui seront prises lors de la COP28 pour rendre opérationnels le nouveau fonds pour les pertes et dommages et les modalités de financement, ainsi qu'une décision concernant l'hôte du Réseau de Santiago pour la prévention, la réduction et la prise en compte des pertes et préjudices. Plusieurs événements porteront sur le financement climatique, notamment la fourniture d'un soutien financier adéquat et prévisible aux pays en développement pour l'action climatique.
Sameh Shoukry, président de la COP 27 qui s'est tenue l'année dernière en Égypte, a déclaré : « La conférence de Bonn sur le climat est l'occasion de faire le point sur l'état d'avancement de la mise en œuvre des résultats et des avancées obtenues à Charm el-Cheikh. Conscients de cela, nous devons saisir toutes les occasions de renouveler notre résolution collective fondée sur la science d'adhérer aux principes de la Convention-cadre des Nations unies et de l'Accord de Paris afin de renforcer notre réponse pour assurer le respect de l'objectif de température de Paris, maintenir le 1,5° à portée de main, s'adapter efficacement à un climat changeant et répondre suffisamment aux différentes formes de pertes et de dommages ».
Pour sa part le Sultan Al Jaber, président désigné de la COP 28, a déclaré : « Les prochaines sessions de Bonn sont essentielles à l'élaboration de résultats significatifs, pragmatiques et percutants pour la COP 28. En tant que future présidence, nous veillerons à ce que celle-ci soit équitable, inclusive et transparente et qu'elle permette à toutes les parties de parvenir à un consensus sur l'ensemble de l'ordre du jour. Il s'agit notamment de rendre le financement climatique plus disponible, accessible et abordable, de doubler le financement de l'adaptation, de rendre opérationnel le fonds pour les pertes et dommages, de tripler la capacité mondiale en matière d'énergie renouvelable d'ici 2030 et de placer les jeunes, la nature et la santé au cœur des progrès en matière de climat ». La phase technique du bilan mondial s'achèvera lors de la conférence de Bonn et marquera le début de la phase politique qui permettra d'aboutir à un résultat solide lors du premier bilan de la COP28. Avec 198 parties, la CCNUCC compte une adhésion quasi universelle et est le traité parent de l'Accord de Paris sur les changements climatiques de 2015.
Mmagaza
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