La réponse politique internationale au changement climatique a commencé avec l’adoption en 1992 de la Convention Cadre des Nations-Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), qui fixe le cadre juridique de base et les principes de la coopération internationale dans le but de stabiliser les concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre (GES). La Convention, entrée en vigueur le 21 mars 1994, compte 197 Etats parties.
Pour renforcer l'efficacité de la CCNUCC, les parties ont adopté le Protocole de Kyoto en décembre 1997. Il engage les pays industrialisés et les pays en transition vers une économie de marché à atteindre des objectifs quantifiés de réduction des émissions pour un panier de six GES. En décembre 2015, les parties ont adopté l'Accord de Paris, qui inclut l'objectif de limiter l'augmentation de la température moyenne mondiale bien en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels, et de poursuivre les efforts pour la limiter à 1,5°C. Il vise également à accroître la capacité des parties à s'adapter aux effets néfastes du changement climatique et à rendre les flux financiers cohérents avec une trajectoire vers un développement à faibles émissions de GES et résilient au changement climatique.
Aux termes de l'accord, tous les pays doivent soumettre des contributions déterminées au niveau national (CDN) et examineront tous les cinq ans les progrès globaux en matière d'atténuation, d'adaptation et de moyens de mise en œuvre par le biais d'un bilan mondial (GST). L'accord définit en outre un cadre de transparence amélioré (ETF) pour les rapports nationaux de toutes les parties. L'Accord de Paris est entré en vigueur le 4 novembre 2016. À ce jour, 193 parties l'ont ratifié. La Conférence de Bonn sur les changements climatiques s'est achevée le 13 juin dernier après deux semaines de travail intensif sur une série de questions où des progrès sont nécessaires sur la voie de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP29) en novembre prochain à Bakou, en Azerbaïdjan.
Les réunions de juin ont accueilli le dialogue d'experts techniques(TED10) pour permettre un examen approfondi des éléments du Nouvel objectif collectif quantifié sur le financement climatique (NCQG) – y compris comment s’assurer qu’il est ambitieux, structuré de manière optimale, qu’il fait l’objet de rapports transparents et qu’il améliore la qualité du financement climatique destiné aux pays en développement. « Nous avons fait de modestes progrès ici à Bonn », a déclaré le Secrétaire exécutif de l'ONU sur le changement climatique, Simon Stiell, dans son discours de clôture.
Les domaines de progrès à Bonn sont que les parties ont rationalisé le contenu du nouvel objectif quantifié collectif sur le financement. Des options claires et le cadre substantiel d’un projet de décision doivent être finalisés avant la COP29. Elles ont pris des mesures pour mettre en place des indicateurs d’adaptation prospectifs, efficaces et scientifiquement fondés. Par ailleurs des progrès ont été réalisés vers un marché international du carbone qui fonctionne mieux, mais il reste encore beaucoup à faire. Le secrétaire exécutif a déclaré que « Le temps presse. Nous devons progresser à tous les niveaux – les chefs de délégation doivent désormais redoubler d’efforts pour présenter aux ministres et aux dirigeants des options viables bien avant la COP ».
Mmagaza
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