La 30ème Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques se tient à partir de ce lundi 10 jusqu’au 21 novembre 2025 à Belém, au Brésil. Il est en effet reconnu que le changement climatique touche désormais tous les pays de tous les continents. Il perturbe les économies nationales et affecte la vie des populations, et le coût de l'inaction ne cesse d'augmenter.
En 2015, les gouvernements ont adopté l'Accord de Paris sur le climat et se sont engagés à limiter la hausse de la température moyenne mondiale « nettement en dessous » de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels, en s'efforçant de la limiter à 1,5°C. L'un des principaux objectifs de la Conférence sur les changements climatiques de cette année est de parvenir à un accord sur les indicateurs permettant de mesurer les progrès accomplis vers l'Objectif mondial d'adaptation (OMA) établi dans le cadre de l'Accord de Paris. Un autre point crucial sera le dernier cycle de contributions déterminées au niveau national (CDN) dans le cadre de l'Accord de Paris. Les États parties devaient initialement soumettre leurs CDN avant février 2025, mais nombre d'entre eux, notamment de grands émetteurs, ne l'ont pas encore fait. Sur le plan financier, les parties attendent la feuille de route de la présidence pour atteindre l'objectif de 1 300 milliards de dollars, fixé par la décision de 2024 relative au nouvel objectif collectif quantifié de financement climatique (NCQG), initialement fixé à 300 milliards de dollars, au grand dam des pays en développement.
S'exprimant aujourd'hui à Belém, lors du Sommet des dirigeants de la COP30, le Secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, Simon Stiell faisant référence à la Feuille de route Bakou-Belém, M. Stiell a déclaré que l'objectif de porter les financements climatiques de 300 milliards de dollars à 1 300 milliards de dollars par an d'ici 2035 doit devenir une réalité. Selon le site de la présidence comorienne, en marge de la conférence des leaders, le président Azali Assoumani a rencontré son homologue brésilien Lula da Silva pour relancer une coopération Sud-Sud ambitieuse, centrée sur l’agriculture, l’énergie verte et la gestion des déchets.
A un moment où les petites nations insulaires cherchent à sécuriser leurs approvisionnements alimentaires et à accélérer leur transition écologique, les Comores ont profité de ce moment pour consolider un partenariat stratégique avec le Brésil. Le président Azali a salué un « pays frère », puissant acteur de l’Amérique latine, dont la diplomatie de coopération technique, notamment en Afrique, a connu un nouvel élan depuis le retour au pouvoir de Lula. En toile de fond, les deux dirigeants se sont accordés pour renforcer la coopération Sud-Sud, un instrument que le Brésil considère comme l’un des plus efficaces pour mobiliser des ressources au service du développement. Il faut savoir que l’étude de vulnérabilité réalisée en 2018, il a été estimé les pertes occasionnées par les dégâts des catastrophes naturelles jugées majeures à 0,39% du PIB moyen sur la période 1980-2017.
Conscient des coûts et dommages que les impacts du changement climatique pourraient générer sur différents secteurs de l’économie du pays, l’Union des Comores s’est engagée très tôt dans une démarche de planification de mesures d’adaptation. Selon le rapport de sa Contribution Déterminée Nationale (CDN), une estimation indicative a minima, certains coûts n’ayant pu être estimés, les Comores auraient besoin d’une enveloppe de plus de 1.301millions d’EUR pour mener à bien la mise en œuvre de sa CDN0 soit environ un montant annuel de 130 millions d’EUR dont au minimum 902 millions d’EUR pour les mesures d’atténuation et 399 millions d’EUR pour les mesures d’adaptation.
Mais compte tenu de ses ressources très limitées, les Comores ne peuvent entreprendre ces mesures sans l’aide de la communauté internationale, notamment dans le cadre de l’effort de soutien technologique et financier entre pays promu par l’accord de Paris mais aussi à travers le Fonds Vert pour le climat, le financement des partenaires multilatéraux ou bilatéraux, ou autres mécanismes de financement existants ou futurs y compris issus du secteur privé ou émanant des transferts de la diaspora.
Mmagaza
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