Dans son allocution prononcée hier à la plénière de la COP 27, le chef de l’Etat n’a pas manqué de souligner le caractère urgent des mesures à prendre pour faire face aux impacts du changement climatique. Il a rappelé « qu’au niveau des Etats insulaires en développement, ces phénomènes climatiques et météorologiques sévères menacent l’existence même de nos pays, et freinent leur développement économique ainsi que l’épanouissement de nos populations ».
Le président a dans un premier temps fait un survol rapide de la situation climatique : « nous savons à quel point notre planète souffre du fait du dérèglement climatique, aussi, cette COP 27 doit être l’occasion pour nous de franchir un nouveau palier dans la mise en œuvre effective de l’action climatique internationale, et notamment en soutenant toute initiative qui nous permettra de passer, enfin, de l’ambition à l’action ». Il a rappelé que « lors de la COP 26 à Glasgow en 2021, l’une des principales questions était centrée sur la manière dont les pays répondraient au besoin de financement pour faire face aux impacts du changement climatique qui sont si graves et que les communautés sont tout simplement incapables de s’y adapter ».
Concernant le statut de notre pays dans le domaine du changement climatique, il informé l’assistance que des initiatives ont été prises entreprises pour que le pays reste un Puits à Carbone. Aussi, l’ambition est « de faire de l’exploitation des immenses potentialités dont dispose le pays notamment le photovoltaïque, la géothermie, l’hydraulique et l’éolienne, une de nos priorités ». Dans ce cadre « des projets photovoltaïques ont été réalisés et des pourparlers sont d’ailleurs en cours pour un lancement imminent d’un projet de développement de la géothermie ».
Par ailleurs, « une politique de reboisement de masse, intitulée « un comorien, un arbre », à travers des campagnes et développé des Aires protégées pour couvrir jusqu’à plus de 50% de la superficie nationale, tout en reboisant également les bassins versants » a été initiée. Le chef de l’Etat n’a pas manqué de souligner que « les pays développés doivent faire des progrès mesurables dans la fourniture des 100 milliards de dollars par an prévus dans l’accord de Paris, sachant qu’actuellement la somme réelle versée est inférieure à 50% ».
Dans sa conclusion il a déclaré que : « mon pays souhaite appuyer les revendications légitimes du Groupe Africain et des PEID en faveur du doublement du financement de l’adaptation, d’ici 2025 ».
Mmagaza
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