La vingt-cinquième conférence sur les changements climatiques, dénommée Chili / Madrid, s'est ouverte en Espagne ce début de semaine, dans une atmosphère trépidante qui s'est inévitablement créée lors de l'arrivée des chefs d'État et de gouvernement. En effet, environ 50 dirigeants mondiaux se sont réunis pour entendre le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, déclarer que le «Point de non-retour est en vue».
C’est le président de la conférence précédente, Michał Kurtyka, de la Pologne, qui a ouvert la conférence en insistant sur la nécessité d'une transition juste dans tous les secteurs et sur la nécessité de répondre aux besoins et à la dignité des personnes vulnérables. On notera par ailleurs, que le parties ont élu par acclamation, Carolina Schmidt, ministre de l'Environnement du Chili, présidente de la COP 25.
Tout au long de la journée d’ouverture, les délégués se sont réunis en séance plénière pour lancer les travaux des cinq organes de la Convention. C’est ainsi que a majeure partie de la matinée a été consacrée aux ordres du jour de la Conférence des Parties (COP) et de la Conférence des Parties agissant comme réunion des Parties à l'Accord de Paris (CMA).
Au cours de cette première journée, plusieurs orateurs se sont notamment exprimés et ont parlé de «crise climatique» et ont rendu hommage aux mouvements de jeunesse pour avoir tenu les décideurs responsables de leurs ambitions croissantes.
Un autre message qui a résonné dans les déclarations, était la nécessité de soutenir les plus vulnérables. La République dominicaine a souligné l’importance des services publics, en particulier en matière d’éducation et de santé, et le Luxembourg a annoncé des plans nationaux visant à rendre les transports publics gratuits pour tous. L'Union Européenne a mis en exergue son projet de devenir le premier continent climatiquement neutre à l'horizon 2050.
La Présidente de la CdP 25, Carolina Schmidt, Chili, a souligné la nécessité de revigorer le multilatéralisme et de veiller à ce que les négociations stimulent la transition juste et inclusive, nécessaire de toute urgence pour faire face à la réalité des communautés vulnérables du monde.
Divers partis et groupes avaient proposé plusieurs nouveaux points de l'ordre du jour. Parmi les éléments à prendre en compte, on peut citer les privilèges et immunités accordés au Fonds vert pour le climat (FVC) seront examinés. On notera que la situation des pays d’Afrique et d’Amérique latine ne figurera pas à l’ordre du jour de la CMA, même si la situation particulière de l’Afrique fera l’objet d’une discussion informelle.
Dans ce contexte, certains délégués se sont inquiétés de savoir si les désaccords sur les ordres du jour et les moyens de résoudre certains d'entre eux avaient érodé la confiance des négociateurs. Le Belize, au nom de l'Alliance des petits États insulaires (AOSIS), a exprimé sa déception face à une action inadéquate et a appelé la COP 25 à "déclencher une décennie d'ambition". Elle a appelé à ce que l'article 6 aille au-delà de la compensation traiter les pertes et les dommages.
Pour l'Egypte, s'exprimant au nom du Groupe Africain, a souligné que la CdP et la CMA devraient trouver un équilibre entre atténuation et adaptation, plutôt que d’être "absorbées dans les rapports". Sur le financement, il a souligné l'importance des ressources sous forme de dons pour éviter d'augmenter le fardeau de la dette des pays en développement. Rappelons que la conférence devra prendre fin le 13 décembre.
Mmagaza
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